Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
EAU

Strasbourg privilégie la gestion des eaux pluviales à la parcelle

LA RÉDACTION, LE 8 AOÛT 2016
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Hydroplus
Dans l’objectif d’atteindre le bon état des masses d’eaux fixé par la directive cadre sur l’eau d’ici à 2025, Strasbourg surveille de près son réseau de 1700 km. Unitaire à plus de 80% sur le territoire de ses 28 communes, celui-ci doit respecter les limites de déversements renforcées par l’arrêté de juillet 2015. En plus de son autosurveillance, la collectivité a structuré sa réponse en deux stratégies de maîtrise des flux complémentaires. D’une part, en sécurisant sa gestion aval via la construction d'environ 120 000 m3 de stockage supplémentaire prévu dans le cadre de son schéma directeur d’assainissement d’ici à 2025. D'autre part, elle cherche en amont à éviter ou limiter au maximum les déversements de pluvial au réseau.Pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales, Strasbourg a inscrit dès 2009 dans son règlement d’assainissement l’obligation d’une gestion à la parcelle des eaux pluviales, sauf si une contrainte technique majeure (nappe polluée, aire d’alimentation de captage…) nécessite le rejet à débit limité au réseau, fixé à 5 l/sec/ha. En 2012, l’Eurométropole a publié une cartographie des potentialités d’infiltration des sols, un document qui lui permet d’orienter ses préconisations à l’instruction des permis de construire, des permis d'aménager et des projets sur l'espace public. Cette gestion à la parcelle est également réaffirmée dans le zonage d'assainissement actuellement en phase d’enquête publique avec le PLU intercommunal qui l’intégrera dans son règlement et dans ses annexes. « Inscrire nos orientations pluviales dans le PLU permet de les rendre plus visibles pour les aménageurs ou les particuliers. Peu d’entre eux ont connaissance du zonage et penseraient à aller le consulter dans ce document », juge Yan Dabrowski, responsable du département maîtrise d’ouvrage et prospective au service assainissement de l’Eurométropole.Le nouveau PLUI innovera également avec l’introduction d’un coefficient de pleine terre, allant de 0 jusqu’à 60% selon les zones, complété par un pourcentage de traitement en toiture ou façade végétalisée compris entre 0 et 5%. « Ce coefficient de pleine terre remplace un coefficient d’espaces verts pour favoriser réellement l’infiltration sur les nouveaux projets et éviter par exemple que les promoteurs ne construisent des parkings sous les espaces verts », précise le responsable.Après la maîtrise des rejets au réseau, la déconnexion des eaux pluviales représente le deuxième levier activé par la collectivité pour respecter ses engagements communautaires. Strasbourg a ainsi entrepris dès 2012 une opération pilote ciblant les particuliers sur la commune de Lipsheim. « Nous avons proposé des subventions à hauteur de 85% du montant des travaux pour déconnecter les gouttières des particuliers ainsi qu’un accompagnement technique des solutions alternatives à mettre en œuvre pour infiltrer ces eaux.Cela peut passer par un simple coude en sortie de gouttière jusqu’à des techniques d’infiltration plus complexes en sous-sol dont le coût de revient est en moyenne de 2500 euros pour 150 m2 de toiture », explique Yan Dabrowski. L’expérience a porté ses fruits et elle a été étendue depuis à tout le territoire Eurométropolitain. « Nous avons pour l’instant déconnecté 3000 m2 de toiture en incluant certaines infrastructure publiques comme le tennis club de Strasbourg et nous allons maintenant orienter notre communication vers les professionnels. Mais c’est déjà ça ! Nous considérons aujourd’hui toute opération de déconnexion aboutie comme un bonus. Pendant des années nous avons prié les usagers de raccorder toutes leurs eaux au réseau d'assainissement collectif ; nous sommes donc conscients qu’il faut du temps pour que ce nouveau message soit entendu ».Alexandra Delmolino


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Greenphage lève 1,9 M€ pour ses solutions antibactériennes naturelles
Greenphage lève 1,9 M€ pour ses solutions antibactériennes naturelles
Dossier | Cybersécurité : l’eau sous la menace des cyberattaques
Dossier | Cybersécurité : l’eau sous la menace des cyberattaques
Comment l’A3DV optimise la gestion des réseaux d’eau
Comment l’A3DV optimise la gestion des réseaux d’eau
Stradal dévoile ses solutions pour dépolluer, gérer et repenser l’aménagement urbain
Stradal dévoile ses solutions pour dépolluer, gérer et repenser l’aménagement urbain
TOUS LES ARTICLES EAU
Les plus lus