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[Tribune] Urgence climatique : pourquoi nos réseaux doivent-ils être smart ?

PUBLIÉ LE 17 JANVIER 2022
RONALD VRANCKEN, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ACTIVITÉ ENVIRONMENT DU GROUPE LACROIX
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[Tribune] Urgence climatique : pourquoi nos réseaux doivent-ils être smart ?
Ronald Vrancken, directeur général de l’activité Environment du groupe Lacroix. Crédit : DR
L’actualité est marquée depuis plusieurs mois par les défis posés par la révolution écologique et les solutions à apporter, notamment d’un point de vue technologique. Dans ce sens, la digitalisation des réseaux représente un levier de croissance pertinent. « Mais attention à ne pas tomber dans certains écueils, qui viseraient à simplifier les problématiques et les réponses à apporter », avertit Ronald Vrancken, directeur général de l’activité Environment du groupe Lacroix.

Les zones urbaines concentrent les principaux défis de demain. Nous le savons, le changement climatique actuel voit se réchauffer les températures mondiales et se multiplier les périodes de canicule. Avec 10 milliards d’habitants prévus sur Terre d’ici 2050 dont 70 % en zone urbaine, la question est loin d’être anecdotique. Deuxième constat : le développement durable va reposer de plus en plus sur l’apport des technologies.

Se pose alors naturellement la question de la digitalisation des structures de nos villes : eau, énergie, réseaux de chaleur ou encore de climatisation. Or le risque serait de traiter ces sujets à travers des détails accessoires et démesurément grossis, au détriment de la vue d’ensemble.

Smart Grids : un paysage de la production bousculé

Premier enjeu, présent sur toutes les lèvres : l’apport des énergies renouvelables. Afin d’atteindre les objectifs de réduction de CO2, de nombreux pays et territoires parient sur le développement de l’électricité à partir de ces énergies renouvelables. Le problème principal réside dans le caractère intermittent de ces énergies, dû à une production discontinue, ne permettant à ce jour ni leur stockage ni leur pilotage effectif.

Prenons l’exemple de l’éolienne : l’électricité produite est directement injectée dans le réseau électrique, grâce à l’ajustement des centrales thermiques permises par les prévisions météorologiques. Or si l’énergie du vent est inépuisable, elle reste néanmoins difficile à contrôler. Quelques solutions émergent pour stocker cette énergie telles que l’usage de la batterie ou encore la transformation en hydrogène mais elles restent encore au stade de l’expérimentation.

Tout l’enjeu réside alors dans l’équilibre entre l’offre et la demande, nécessitant de manière sous-jacente une grande flexibilité. Cette dernière est permise par la digitalisation qui apporte la puissance et l’agilité nécessaire pour réguler les flux. Cependant cette flexibilité est aujourd’hui challengée par le nouveau paysage des producteurs d’électricité qui a nettement évolué depuis quelques années : auparavant, les quelques gros acteurs bien identifiés en termes de production d’énergie supplantaient le marché tandis qu’aujourd’hui, il en existe une multitude et de toutes tailles ! Réguler les flux d’énergie dans ces conditions nécessite une expertise pointue en termes de digitalisation.

Réseaux de chaleur : au cœur de nos vi(ll)es

Deuxième enjeu, moins connu du grand public : les bâtiments de nos villes sont soumis à des conditions climatiques qui peuvent varier à plusieurs reprises au cours d’une même journée. Se pose alors la question de l’exploitation de ce qu’on appelle les HVAC (systèmes de chauffage, ventilation et climatisation). Anecdotique ? Pas tant que cela.

Des systèmes inefficaces et mal opérés peuvent entraîner des charges économiques supplémentaires et générer une consommation très forte en énergie. L’enjeu est donc de répondre à la demande légitime de confort des habitants tout en optimisant les consommations et en minimisant les
émissions de CO 2 des bâtiments.

Une fois encore, la digitalisation apporte des solutions pertinentes : l’efficacité énergétique des bâtiments passe par le recueil de données fiables pour garantir une analyse continue du fonctionnement des installations HVAC. Ce marché de niche, peu connu du grand public, recèle de solutions éco-énergétiques innovantes.

Smart water : un enjeu global qui nécessite des actions locales

En France, l’accès à une eau potable de qualité nous paraît évidente : il est vrai que notre pays fait office de bon élève en la matière. Cependant la ressource est fragile et fait face au double défi d’explosion démographique et de vétusté des réseaux. Les fuites sont de plus en plus courantes et génèrent de lourdes pertes sur l’ensemble des infrastructures. Par ailleurs, la gestion des eaux usées et des eaux pluviales constitue un enjeu important pour les collectivités afin d’assurer la sécurité publique et la protection de l’environnement.

Or si la question du climat est globale, celle de l’eau est effectivement locale. Les villes et territoires vont devoir répondre à des besoins accrus de ressources en eau, avec des disparités partout dans le monde. Face à ces défis environnementaux, les infrastructures et ouvrages d’eau potable et assainissement doivent être protégés et optimisés. A ce titre leur digitalisation représente un levier essentiel.

Et demain ?

La digitalisation, à travers la pose de capteurs ou encore la télégestion, permet de répondre à ces enjeux. Via l’exploitation des données, il est possible d’assurer un suivi précis de la ressource et de maîtriser davantage notre consommation. Dans ce sens, le Smart Environment peut optimiser la conception des politiques écologiques et servir l’écologie, à condition de considérer la technologie à l’aune des usages et des besoins.

La France recèle de pépites industrielles pouvant répondre à ces enjeux : il est temps de mettre en valeur leur savoir-faire en Europe et à l’international, notamment en faisant confiance aux entreprises qui font la différence.
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