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ÉNERGIE

Electricité renouvelable : la France creuse son retard

PUBLIÉ LE 26 JANVIER 2022
ABDESSAMAD ATTIGUI
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Electricité renouvelable : la France creuse son retard
La consommation annuelle d'électricité renouvelable a atteint 24,8 % en 2020. Crédit : Adobe Stock
D’après le baromètre 2021 de l’association Observ’ER, la production d’électricité renouvelable a progressé de 11,5 % en 2020. Un résultat en « trompe-l’œil » juge l’association qui estime que la « France creuse son retard en matière de transition énergétique ».

Des résultats positifs mais insuffisants pour l’électricité renouvelable ! C’est le principal constat dévoilé dans le douzième baromètre de l’association Observ’ER qui dresse un état complet des dynamiques énergétiques. Selon ce rapport, la production d’électricité renouvelable a progressé de 11,5 % et sa consommation annuelle a atteint 24,8 % en 2020. Un taux inférieur à ce que demande la trajectoire nécessaire pour respecter l’objectif national de consommation de 27 % d’électricité renouvelable. A ce rythme, « ce niveau ne sera pas non plus atteint en 2021 », alerte Observ’ER.
 
crédit : Observ’ER

Les scénarios énergétiques publiés en fin d’année 2021, dont celui de l’Ademe, s’accordent sur la nécessité de développer à grande échelle les énergies renouvelables électriques. Mais la « France accentue son retard » dans la transition énergétique. Certes, le pays assiste à un accroissement de son parc renouvelable électrique de plus de 4 GW en 2021, mais cette progression n’est portée « que par la seule filière photovoltaïque qui représente à elle seule plus de la moitié des nouvelles capacités raccordées », précise l’association.

De plus, ces résultats ont été « artificiellement améliorés par le ralentissement économique lors des périodes de confinement. […] Dans un contexte plus normal, la part de l’électricité renouvelable se serait sans doute située entre 23,5 et 24% », ajoute-t-elle dans le rapport.

L’éolien s’essouffle-t-il ?

L’éolien terrestre accuse de plus en plus un retard sur sa trajectoire de développement avec 18 544 MW de puissance installée fin 2021. Côté production, la filière a généré en 2020, 36 TWh d’électricité, soit près de 8 % de la consommation nationale. D’après le rapport, cette énergie de transition poursuit son développement « suivant un rythme moyen de 1 GW annuel, soit un chiffre deux fois inférieur à ce que demande la trajectoire nécessaire pour respecter les objectifs de l’actuelle programmation pluriannuelle de l’énergie ».

Pour atteindre son objectif de 24,1 GW à 2023, la France devra « plus que doubler » la capacité installée actuellement chaque année. Pour parvenir à celui de 2028, situé à 33,2 – 34,7 GW, il faudrait maintenir un rythme de près de « 2 GW supplémentaires par an ».

Le solaire rayonne davantage 

Les signaux sont positifs pour la filière photovoltaïque qui va dépasser pour la première fois les 2 GW de puissance unitaire supplémentaire raccordée en une année. À fin septembre 2021, le parc raccordé photovoltaïque représentait 13 231 MW, soit 2 034 MW mis en service depuis décembre 2020. « Alors que le rythme de progression du parc national stagnait autour du gigawatt depuis près de dix ans, 2021 montre une croissance qui commence à être en phase avec la feuille de route affichée pour le photovoltaïque par la programmation pluriannuelle de l’énergie », peut-on lire dans le baromètre.

Toutefois, les objectifs sont loin d’être atteints, qui sont de 20,1 GW à fin 2023 et entre 35,1 et 44,0 GW de puissance raccordée à l’horizon 2028. « Il faudra conserver, voire renforcer, la dynamique actuelle pour y parvenir. »

L’hydroélectricité, première sur le podium  

L’hydraulique reste la première source de production électrique renouvelable dans le mix énergétique français. La filière a produit en 2020, 62,2 TWh soit 13,5 % de la consommation nationale annuelle, contre 40,7 TWh pour l’éolien et 13,6 TWh pour le photovoltaïque.

Dotée d’une capacité installée de 25 984 MW fin septembre 2021, le secteur a déjà rempli ses objectifs de 25,7 GW prévus en 2023. La filière vise désormais à atteindre une puissance installée entre 26,4 GW-26,7 GW à l’horizon 2028.
 
Biomasse et méthanisation, à la traîne !

D’autres sources d’énergie restent à la marge de la production électrique renouvelable, en particulier la biomasse solide. Les centrales biomasse, essentiellement tournées vers la production de chaleur, comptent tout de même 784,32 MWe de puissance installée en 2021 (pour un objectif de 800 MW en 2023) et 3 690 GWhs de production électrique en 2020. « Le secteur s’est développé au rythme des appels d’offres CRE, dont le dernier date de 2018, mais la programmation de l’énergie 2020 ne prévoyant pas d’autre appel d’offres d’ici à 2028, les acteurs s’interrogent sur l’avenir du secteur », commente l’association.

Autre filière en développement : la méthanisation. En France, le biogaz est utilisé principalement pour produire de l’électricité (34 %) et de la chaleur (42 %) en 2020. En matière de production électrique, le parc français représentait « une puissance de 569 mégawatts (MW) au 30 septembre 2021 avec 20 MW raccordés au cours des trois premiers trimestres de l’année ». Sa production électrique avait progressé pour atteindre 2,6 TWh sur l’année, soit 0,6 % de la consommation électrique française en 2020.

« La filière est en pleine croissance et en pleine effervescence. Au-delà de l’atteinte des objectifs énergétiques fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie, l’enjeu pour le secteur est de poursuivre sa structuration et de trouver un modèle de développement », conclut le rapport.
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