Au cours du premier semestre 2026, les nouvelles énergies renouvelables (éolien et solaire) ont généré 398,8 TWh au sein de l’Union européenne, enregistrant un record absolu avec une hausse de 56 % en cinq ans. Porté par la baisse des coûts et une grande rapidité de déploiement, le photovoltaïque est devenu, en juin puis en juillet 2026, la première source d’électricité du continent sur un mois complet. En France, la dynamique s’accélère également : la production solaire a atteint 17,4 TWh sur six mois (plus du double du gaz naturel), contribuant à couvrir 33,3 % de la consommation nationale. Adossée à son parc nucléaire, l’Hexagone affiche un mix électrique décarboné à 95,2 % et enregistre un solde exportateur net historique de 51 TWh.
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Cette déferlante verte modifie en profondeur le fonctionnement des marchés. Quand le soleil brille au maximum, l’offre dépasse la demande et fait s’effondrer les cours : la France a déjà comptabilisé 571 heures à prix nul ou négatif au premier semestre 2026, s’apprêtant à battre son record annuel d’ici l’automne. Pourtant, cette abondance ponctuelle masque une réelle vulnérabilité : dès que le vent tombe ou que l’eau vient à manquer, le réseau doit solliciter les centrales thermiques. Conséquence directe, la production fossile européenne a progressé de 18 % en deux ans pour garantir la stabilité du système.