La voiture individuelle concentre de nombreuses critiques : bruit, pollution, effet de serre, dépendance au pétrole, congestion, destruction du lien communautaire, coût... Et pourtant, nous ne savons pas nous en passer. Les transports en commun et les modes de transport doux comme le vélo restent souvent peu attractifs face aux avantages que procure la voiture en matière de mobilité. Mais qui dit voiture ne dit pas forcément voiture particulière, souligne Jean-Pierre Orfeuil. D'autres modèles que la propriété individuelle existent, comme l'ont montré, pour un autre mode de transport, l'expérience réussie des vélos en libre-service. La première partie de cet ouvrage ne parle pas du tout de déplacement, mais de notre rapport au sentiment de propriété à l'aide d'études sociologiques sur les objets que l'on préfère acheter ou louer. En extrapolant ces études à la question des transports, Jean-Pierre Orfeuil examine des solutions alternatives à l'achat d'une voiture, reposant sur l'idée de partage. Entre la location classique et le taxi, il y a la place pour une multitude de services, rendus possibles notamment par le développement des technologies de l'information (clé de la réussite d'un système comme le Vélib). Voitures en libre-service, prêt de véhicules à vocation sociale, covoiturage... En s'appuyant sur des exemples à l'étranger, il montre comment développer ces offres.