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MOBILITÉ

L'Ariège relance le fret ferroviaire

LA RÉDACTION, LE 1er JUILLET 2010
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L'État, Réseau ferré de France, la communauté de communes de Pamiers et quatre carriers ont signé un protocole pour créer trois installations terminales embranchées (ITE) en Basse-Ariège. Elles viendront s'ajouter aux deux terminaux existants sur la ligne reliant Portet (12 km au sud de Toulouse) à Latour-de-Carol, dans les Pyrénées-Orientales. « Ce projet est unique en France, se félicite Gilles Rouyer, chef du service commercial et gestion des réseaux chez RFF. C'est la première fois que des entreprises privées produisant chacune près d'un million de tonnes de granulats par an, s'unissent pour un tel projet. De 2,5 trains aller-retour de fret par mois, nous allons passer à 7 par jour à partir de 2014. » La première ITE, implantée à Pamiers, sera mise en service en 2012 et destinée aux industriels de la future zone d'activité de Gabriela. Les deux autres se trouveront à Saverdun (une dizaine de kilomètres plus au nord) et desserviront, en 2014, la carrière de l'entreprise Siadoux (groupe Colas) et deux kilomètres plus loin, celles de Denjean, Malet et Midi-Pyrénées Granulats (groupe Lafarge). Hormis les gains financiers inhérents à la mutualisation de cette opération, ces installations répondent au schéma départemental des carrières de l'Ariège imposant aux industriels le recours massif au rail à l'horizon 2014, mais aussi à l'approvisionnement en matériaux de construction de l'agglomération toulousaine qui consomme chaque année prés de 10 millions de tonnes. « Sachant qu'un train transporte près de 1 300 tonnes de granulats, soit l'équivalent de 40 camions, les avantages en termes de trafic routier, de sécurisation des transports et, surtout de réduction des émissions, ne sont pas négligeables », précise Gilles Rouyer, qui a déjà dans ses cartons trois projets d'implantation de plateformes de réception des granulats à la périphérie de Toulouse.


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