Les concentrations des deux principaux polluants produits par le trafic routier, le monoxyde de carbone et le benzène, ont baissé respectivement de 7% et 11%, avec des valeurs bien inférieures aux seuils européens imposés à l’horizon 2010. Un progrès surtout dû à l’amélioration du parc automobile et aux bonnes conditions climatiques de l’année dernière : l’impact de la politique de circulation de la Ville de Paris n’a quant à lui pas encore été étudié. Les concentrations des polluants secondaires, tels que l’ozone et les microparticules, sont elles restées stables en 2005, ce qui peut être considéré comme une mauvaise nouvelle en raison de leur extrême dangerosité pour la santé. D’autant plus que les seuils réglementaires sont quasiment atteints. Le problème le plus épineux pour la région reste le dioxyde d’azote : actuellement, son taux peut facilement dépasser les 100 microgrammes par mètre cube d'air au niveau du périphérique parisien alors qu’en 2010, Bruxelles prévoit de fixer le taux maximum toléré à 40 µg par m3 d’air. Ce taux est déjà dépassé sur un quart du réseau routier francilien en 2005.M.P.Cliquez ici pour consulter le bilan complet de la qualité de l'air 2005 en Ile-de-France, sur le site d'Airparif.Cliquez ici pour écrire à la rédaction d'Environnement Magazine.