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POLITIQUES

Métier : avocat en droit de l'environnement

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2006
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Il y a vingt-cinq ans, lorsque Jean-Nicolas Clément choisit l'environnement comme spécialité à la faculté de droit, il se lance dans « un petit pari ». À l'époque, la matière offre encore peu de débouchés professionnels. Titulaire entre autres d'une maîtrise en droit public, d'un DEA en droit de l'environnement et d'un diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, il a alors un profil très « publiciste » qui le conduit à rentrer au service juridique d'EDF. Jean-Nicolas Clément y restera trois ans avant de passer le barreau de Paris et ainsi devenir avocat. « J'avais le goût du contentieux et aussi celui du conseil qu'on pratique de manière plus variée en tant qu'avocat que dans une entreprise où l'on n'a qu'un seul "client" », explique-t-il. À 45 ans, il exerce aujourd'hui son métier depuis seize ans et n'y trouve pas grand-chose à redire : « Quand on en a assez de faire du droit, on peut faire de la technique, et quand on en a assez de faire de la technique, on peut faire du droit », plaisante Me Clément, associé au cabinet UGGC %26 Associés. Devenu selon lui « une vraie matière », le droit de l'environnement correspond aujourd'hui à un « petit marché en progression faible mais constante ». « Depuis trois ans, je pense qu'on peut vraiment trouver du travail dans ce domaine. Ce n'était pas le cas lorsque j'ai commencé. Je faisais de l'environnement et des marchés publics. Aujourd'hui, je ne fais que du droit de l'environnement », poursuit-il. Offre et demande pas synchro Gare pourtant à ne pas se laisser bercer d'illusions. En la matière, « l'offre ne correspond pas à la demande ». Si, depuis quelques années, Me Clément a l'occasion de traiter de la protection de la nature, son chiffre d'affaires provient principalement du droit de l'environnement industriel. « Ce n'est pas parce que vous défendez des entreprises que vous êtes un adversaire de l'environnement, précise-t-il. C'est bien de travailler pour des industries et de contribuer à ce que leur insertion dans l'environnement soit meilleure. Je trouve que la différence entre ceux qui "polluent la nature" et ceux qui la "protègent" est de plus en plus fausse. » Si la profession vous tente, quelques conseils judicieux : « C'est un métier de service. Il faut avoir l'échine souple et être disponible », souligne Me Clément. Pour un avocat en droit de l'environnement, les jours ne se ressemblent pas et sont toujours très chargés ! Notre conseil avoue ainsi passer « beaucoup de temps au téléphone » et se déplacer constamment en province pour rencontrer ses clients. « Je travaille de 8 h 30 à 20 h 30 environ, mais aussi souvent le week-end. Ce n'est pas toujours facile pour les proches », reconnaît-il. Une charge de travail conséquente, récompensée par des rétrocessions substantielles. « Lorsqu'on commence, on gagne moins qu'en entreprise », précise-t-il. Après, c'est le contraire.


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