Le 4e rapport d’évaluation du Giec, lourd de 900 pages et élaboré à partir de plusieurs milliers d'études publiées depuis 2001 qui ont mobilisé 2500 chercheurs, sera dévoilé en plusieurs étapes jusqu’en novembre prochain. La première partie - le constat du réchauffement climatique – est l’objet de cette première réunion à Paris où les experts devront trouver un consensus, ligne par ligne, sur un texte d’une quinzaine de pages qui sera adopté jeudi et rendu public vendredi matin.Ce « résumé à l’intention des décideurs » va certainement alerter un peu plus les politiques sur l’aggravation et l’accélération du réchauffement planétaire : rien ne va plus mais les jeux sont-ils faits ?
Pour le savoir, il faudra attendre les deux autres parties de ce 4e rapport : les impacts et les possibilités d'adaptation ainsi que les solutions pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre.
En attendant, les premiers éléments d’information qui ont filtré du rapport précisent la menace climatique : les projections d'augmentation des températures d'ici à 2100 seraient désormais comprises entre +2°C et +4,5°C (contre + 1,4 °C à + 5,8 °C dans le précédent rapport de 2001) : la moyenne devrait se situer autour de + 3 °C.L’accélération maintenant démontrée de la fonte des glaciers depuis plusieurs années, ainsi que l’amélioration des dix-neuf modèles dessinant les scénarios d’évolution de la situation climatique à l’horizon 2100 depuis le précédent programme, permettent de préciser également l'amplitude de la fourchette d'augmentation du niveau des mers : elle serait ainsi ramenée entre 28 à 43 cm (contre + 9 cm à 88 cm en 2001).
Les données de ce 4e rapport semblent donc bien plus alarmantes. Cette « bible » des connaissances sur les changements climatiques servira de référence aux engagements des pays pour la deuxième période du protocole de Kyoto, après 2012, qui seront au coeur des discussions de la prochaine réunion de l'ONU à Bali en décembre.Cliquez ici pour consulter le site du Giec (IPCC en anglais).