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POLITIQUES

Sciences Po inaugure son Institut pour les transformations environnementales

PUBLIÉ LE 7 NOVEMBRE 2023
PAULINE FRICOT
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Sciences Po inaugure son Institut pour les transformations environnementales
Science Po Paris. Crédits : CC0
Sciences Po a lancé le 6 novembre son Institut pour les transformations environnementales, qui promet de faire un pont entre les sciences de l’environnement et les sciences humaines et sociales. Parmi les objectifs : faire infuser l’écologie dans tous les cursus et développer les programmes de recherche.

Près de 70 % des étudiants souhaitent être mieux formés aux enjeux écologiques, selon une enquête publiée par le Réseau associatif étudiant pour une société écologique et solidaire (Reses) en septembre. Pour répondre à cette demande, Sciences Po a lancé, le 6 novembre, un Institut pour les transformations environnementales.

La création de la structure part d’un constat : si le diagnostic concernant la catastrophe écologique en cours est posé, une transformation sociétale est désormais nécessaire pour y faire face. Comment mettre en place les politiques publiques environnementales ? Comment lier écologie et justice sociale, et concilier problématiques locales et globales ? Autant de questions que les sciences humaines et sociales doivent aujourd’hui se poser, souligne la directrice de l’Institut et docteure en sciences politiques, Charlotte Halpern. « Il est de la responsabilité́ d’une université́ formant des décideurs […] d’accompagner les besoins de renouvellement des modes de pensée, des questionnements, des appareils conceptuels et des grilles d’analyses », a complété Mathias Vicherat, directeur de Science Po.

L’Institut s’appuie sur un conseil scientifique, rassemblant des membres de Sciences po, du CNRS et des experts internationaux, mais aussisur un conseil des parties prenantes, présidé par le climatologue Jean Jouzel, réunissant élus, institutionnels, associations, ONG, et personnalités, dont le journaliste Hugo Clément ou la militante écologiste et ancienne étudiante de l’école, Camille Etienne.

Accompagner les transformations

L’Institut vise surtout à structurer et accompagner les transformations déjà en cours. Sciences Po se félicite d’avoir déjà 10 % d’enseignements consacrés aux enjeux environnementaux, 10 masters spécialisés, 40 chercheurs dédiés, et d’avoir mis en place cette année un cours obligatoire de « culture écologique » en première année. En septembre, l’école a également changé sa politique en matière de mécénat, conditionnant les dons des entreprises au respect des Accords de Paris.

L’Institut doit surtout « donner plus de visibilité aux programmes de recherche », souligne Charlotte Halpern. Cela doit notamment se matérialiser par la création d’une plateforme numérique en 2024, accessible à tous. L’école a également noué des partenariats académiques avec le CNRS, l’Ifremer ou l’Ined pour encourager les passerelles entres les disciplines.

Du côté des enseignements, Science Po souhaite aller vers une plus grande « cohérence » et plaide pour que la dimension environnementale « infuse tous les parcours ». « Nous souhaitons qu’en 2027, tous nos étudiants soient formés aux questions écologiques », ajoute la présidente. « La plupart des gens contre lesquels je me bats en tant que militante écologiste, les élites qui font partie de la direction des grandes banques, des cabinets ministériels […], ont un point commun : ils ont fait cette école, a conclu Camille Etienne lors de son intervention. Science Po a surtout formé des gens qui font partie du problème. Je crois qu’il est urgent de former celles et ceux qui font partie de la solution. C’est ce que j’attends de cet Institut ». 

Au total, 20 millions d’euros ont été levés pour le projet, dont 16 millions auprès de l’Agence nationale de la recherche, dans le cadre de France 2030. Cette somme servira notamment à recruter de nouveaux enseignants-chercheurs et des responsables pédagogiques.
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