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Les femmes au pouvoir

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2006
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L'environnement se conjugue-t-il au féminin ? Difficile de répondre, car si l'Apec suit l'offre et la demande d'emplois dans les métiers de l'environnement, ses statistiques ne font pas de distinction entre hommes et femmes. Chez Veolia, qui a recruté près de 9 000 personnes en deux campagnes successives, on se heurte même à un refus de communiquer sur le sujet. Au-delà de notre sondage, les seules données accessibles restent les rapports sociaux que publient les entreprises cotées. Veolia Environnement et Suez Environnement comptent environ 18 à 19 % de femmes dans leur effectif global, une proportion qui monte chez Suez à plus de 21 % chez les cadres. Alors, faute de données, il faut s'appuyer sur une analyse plus intuitive. Plus de femmes probablement, mais pourquoi ? Selon Claire Tutenuit, déléguée générale d'Entreprises pour l'environnement, « si l'environnement attire plus de femmes, c'est peut-être qu'il paraît moins technique ». Une explication par la négative que ne partage pas Frédérique Vincent, directrice de l'Isige, Institut supérieur d'ingénierie et de gestion de l'environnement, un mastère de l'École des mines de Paris. Depuis quinze ans, elle observe une vraie parité dans les candidatures et les admissibilités. « C'est déjà une particularité, alors que dans les écoles d'ingénieurs les femmes ne représentent en général que 20 %. » Pour elle, si les promotions sont au final plus féminines, c'est que les candidats hommes peinent à trouver le partenaire industriel qui doit financer leur scolarité. « Les femmes sont plus convaincantes, plus mûres, plus ouvertes, plus accrocheuses », affirme-t-elle avec conviction. Un choix professionnel Mais pourquoi ces qualités s'exprimeraient-elles davantage en environnement ? Première réponse : les femmes s'y épanouissent car elles l'ont véritablement choisi. Alice de Brauer, la directrice du plan environnement chez Renault, se souvient encore, dix ans après, de la réaction de son directeur quand elle lui a annoncé son souhait de faire de l'environnement. « Pas vous, vous avez trop de potentiel », lui a-t-il répondu. Un choix de carrière très souvent lié à la volonté de donner du sens à sa vie professionnelle. Ainsi Manon Martin-Ginolhac, qui monte des projets de réduction de gaz à effet de serre chez Eco Carbone, a quitté une multinationale. « Je voulais que l'énergie dépensée au quotidien serve une cause importante pour moi ; qu'éthique personnelle et vie professionnelle soient en harmonie », explique-t-elle. Si les femmes réussissent particulièrement bien en environnement et en développement durable, c'est aussi parce que ce sont des secteurs transversaux. Or « les femmes déploient naturellement une gouvernance participative, elles recherchent toujours le consensus », explique Sylvianne Villaudière, présidente fondatrice de l'association Femmes, débat et société, qui a diffusé un plaidoyer féminin pour l'environnement. Dans l'entreprise, cela se traduit très concrètement. « Sans pouvoir hiérarchique direct, j'ai développé un management en réseau fondé sur mon pouvoir de conviction. Dans cette organisation, on ne récolte pas soi-même les fruits de son action. Mais contrairement aux hommes, pour une femme ce n'est pas un problème », explique Alice de Brauer. Un autre management Le sentiment qu'il existe bien un management au féminin est très partagé. Emmanuelle Vignot, coordinatrice environnement chez un équipementier automobile, le vit au quotidien comme seule femme cadre du site : « L'avantage des femmes réside dans leur manière de communiquer. Comme j'interviens de manière transversale, j'ai besoin d'énormément d'informations techniques. Je commence toujours par écouter avant de poser les questions en expliquant pourquoi je les pose. Et quand je ne sais pas, je n'hésite pas à le dire. » C'est peut-être aussi cette absence de complexe qui est appréciée même dans des milieux très masculins comme la récupération et le recyclage des déchets (lire aussi p. 83). Hélène Fourment, responsable d'exploitation dans l'entreprise familiale, le confirme : « Je n'ai jamais rencontré de réticence de la part des clients. Quand ils me parlent de problèmes techniques que je ne comprends pas, ils savent que je vais suivre le dossier et leur proposer une solution. » Au fond, les femmes ne sont-elles pas simplement efficaces ?


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