Celle-ci présente en effet un potentiel énorme, notamment un rendement exceptionnel en temps et en masse, certaines algues pouvant contenir plus de 70 % de lipides quand elles sont placées dans des conditions particulières de carence ou de stress (favorisant la production de lipides aux dépens des sucres). On parle de rendements au moins trente fois supérieurs aux oléagineux terrestres, sans entamer les ressources alimentaires. D’où l’intérêt du projet Shamash, piloté par l’Inria et rassemblant huit partenaires (dont le CEA, l’Ifremer, le Cirad, le CNRS), pour un budget de 2,87 M€ (dont 0,79 M€ financés par l’Agence nationale de la recherche). Il constitue à ce jour le seul effort français dans ce domaine. D’ici à 2010, il aura pour objectif de valider techniquement et économiquement cette filière en travaillant sur l’identification d’espèces à haut rendement, de diminuer les coûts de production et d’extraction, d’étudier les moyens de stabiliser les cultures (contaminations, prédations…), de gérer les cycles (jour/nuit, saisons, météorologie…) et d’optimiser l’association de la production d’algues pour le traitement des déchets carbonés (CO2 et NOx industriels). Un pilote de photobioréacteur doit être construit et sera géré par le Gepea et l’Ifremer. L’enjeu repose sur l’accumulation en un temps réduit d’une expertise suffisante sur ce créneau de marché afin de contrer les premières offres commerciales émergentes, à l’image de celle de la start-up américaine Greenfuel, issue de l’université du Massachussetts.Cécile Clicquot de MentqueCliquez ici pour découvrir et vous abonner à La Lettre de l’environnement.
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