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RECYCLAGE

Les Les ETI ETI du du recyclage continu ent de grossir

LA RÉDACTION, LE 16 OCTOBRE 2012
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Nées d'un mouvement de concentration des PME de la filière et d'importants investissements internes associés, ces entreprises doivent leur succès à l'élargissement de leur champ de compétences en recyclage et valorisation. Le monde du déchet a tout à gagner de leur influence croissante, les ETI, entreprises dont les effectifs se situent entre 250 et 5 000 salariés, étant considérées par les économistes comme les locomotives de la croissance en France. La valorisation des déchets est devenue une activité très capitalistique où il faut beaucoup investir pour rester dans la course. Tous les ans, Coved (350 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 et 2 800 salariés) dépense 25 millions d'euros dans le développement de nouveaux équipements pour ses sites de traitements. Et même lorsqu'on est bien plus petit, les investissements sont incontournables. Coenmans (22 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 et 42 salariés), recycleur spécialisé dans le traitement des métaux, vient d'investir pas moins d'1,5 million d'euros pour accroitre ses capacités de stockage et augmenter son taux de recyclabilité. « Nos métiers s'industrialisent et nécessitent de plus en plus de capitaux. Pour continuer à exister, il faut investir de grosses sommes non seulement dans des équipements toujours plus sophistiqués mais aussi en R&D. Les petites entreprises que nous avons rachetées étaient très compétentes dans leur domaine, mais manquaient d'assise financière face à leurs concurrents », indique Matthieu Ramery, P-DG de Ra-mery Environnement. Implantée dans le nord de la France, cette filiale du groupe familiale Ramery, issu du BTP, a vu ses effectifs croître de 37 à 450 salariés sur les dix dernières années. Une période au cours de laquelle elle a acquis pas moins de 16 sociétés et s'est implantée sur une quinzaine de sites. Elle a dans le même temps investi plusieurs centaines de milliers d'euros par an en R&D. Forte aujourd'hui d'un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros, elle ambitionne de le porter à 100 millions d'euros en 2015. Son objectif est en bonne voie et illustre bien la tendance actuelle, qui voit l'émergence de nouveaux acteurs déterminés à se faire une place de choix dans le recyclage des déchets. Les PME peuvent fédérer leur force via des partenariats, comme le réseau Praxy qui regroupe une quinzaine de sociétés dont les sites sont répartis partout en France. Les membres répondent aux appels d'offres nationaux, qui ont tendance à prendre le dessus sur les appels d'offres locaux. Les industriels et les enseignes de la grande distribution veulent de plus en plus avoir affaire à un seul et même interlocuteur pour l'ensemble de leurs sites. Une demande qui participe grandement au mouvement de concentration qui touche le secteur des déchets depuis plus d'une dizaine d'années déjà. Élargir le maillage Initialement localisés au niveau régional, les challengers de Suez et Veolia élargissent progressivement leur maillage géographique. Améliorer la couverture nationale est au cœur de la stratégie de nombreuses ETI du traitement des déchets, surtout parmi les généralistes de second rang. C'est l'un des chevaux de bataille de Paprec. « Carrefour nous a retenus en 2010 car nous pouvions assurer le même service à l'ensemble de ses magasins, quelle que soit son implantation en France », souligne Sébastien Petithuguenin, directeur général adjoint de Paprec et fils du fondateur. L'entreprise est désormais en tête en France dans le recyclage du papier et du carton, devant Suez et Veolia, à raison de 2 millions de tonnes par an de papiers et de cartons traités et de 200 000 tonnes par an de plastiques recyclés. Ce résultat est le fruit d'une croissance continue de la société depuis sa création en 1995. Paprec aujourd'hui, c'est 650?millions d'euros de chiffre d'affaires et 3 500 salariés. D'ici à trois ans, son niveau d'activité devrait atteindre le milliard d'euros aux dires de Sébastien Pe-tithuguenin. Au vu du dynamisme dont l'entreprise a su faire preuve jusqu'ici, elle a toutes les chances d'at teindre son but. En moins de vingt ans, le recycleur a déjà effectué une quarantaine d'acquisitions. La dernière, conclue en janvier?2012, portait sur le rachat d'Action Environnement Services (AES) et lui a permis d'ajouter à ses activités le recyclage en compost de boues de stations d'épuration. « Outre d'avoir une couverture nationale, nous voulons aussi proposer des offres de re cy-clage sur l'ensemble des déchets valorisables », précise Sébastien Petithuguenin, selon qui ne restera en France qu'une quinzaine d'acteurs significatifs à terme sur le marché du recyclage. Si la vague des rachats s'est ralentie depuis plusieurs mois avec la crise de l'euro et la volonté des groupes Suez et Veolia de se désendetter, comme le rappelle l'étude de Xerfi-Pre-cepta précitée, les principales ETI du secteur continuent leur croissance externe. Il suffit de suivre l'actualité du secteur pour s'en rendre compte. Investissements ciblés Dernièrement, Séché Environnement a acquis une plateforme de tri-regroupement de déchets dangereux à Ville-neuve-les-Béziers pour traiter 14 000 tonnes annuelles de déchets toxiques en quantités dispersées et une autre à Lacq pour traiter 40 000 tonnes de terres polluées. Spécialisée au départ dans le stockage de déchets dangereux (1/3 de part du marché français) et non dangereux, Séché Environnement a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 424,2 millions d'euros, en hausse de 5,5 % par rapport à 2010. Née en 1985, l'entreprise a progressé à partir des années 1990 par croissance externe et organique. « Entre 2002 et 2008, nous avons eu plus de 7 % par an de croissance interne sur nos métiers historiques, stipule Manuel Anderson, directeur des relations investisseurs de Séché Environnement. En 2000, plus de 80 % de notre activité se concentraient sur le stockage, l'incinération et le traitement de déchets dangereux. Aujourd'hui, nous continuons à vouloir nous affirmer comme spécialistes des déchets dangereux, mais avec une présence forte dans des niches comme les métiers du tri et de la valorisation sur lesquels nous nous développons en compte propre ou à travers des délégations de services publics pour le compte de collectivités. » En 2012, la part des déchets dangereux est passée sous la barre des 50 %. Celle du tri et de la valorisation est montée à 30 %, les 20 % restants regroupent les services de dépollution et les offres d'externalisation pour le compte d'autrui. L'entreprise a enregistré depuis le début de l'année des résultats en baisse et vise une croissance de 2?% de son activité en 2012, contre 3?% escomptés initialement. Elle continue à investir de manière ciblée et en étendant sa présence territoriale. « Nous comptons aujourd'hui 25 sites en France toutes activités confondues. Nous voulons en avoir encore plus à travers l'acquisition et l'implantation de nouvelles plateformes de tri », confie Manuel Anderson. Et cette extension passera sans doute par de nouvelles acquisitions. Ces acquisitions sont l'occasion pour les spécialistes du recyclage, initialement spécialisés sur un certain type de déchets, d'élargir leur champ de compétences afin d'accroître leurs sources de revenus et amortir les replis brutaux d'activité et chutes de cours. C'est le cas de Paprec qui en 2011 a racheté Sophed-Santiard, spécialiste des déchets de chantier, Bro Gen, recycleur de matières plastiques et l'usine chinoise de recyclage des matières plastiques agricole ERI (Exploitation ressources internationales) en vue d'y créer une activité centrée sur les DEEE. À l'origine présente dans la valorisation des métaux ferreux et non ferreux, Derichebourg, qui figure parmi les chefs de file internationaux du recyclage, s'est aussi diversifié dans le recyclage des résidus non métalliques comme le verre, les plastiques, les mousses et les pneumatiques. Mais au cours de ces dernières années, cette diversification s'est effectuée chez lui essentiellement par croissance interne avec des investissements importants en R&D. Sa dernière acquisition portait sur le rachat de l'activité ferrailles de Tirfer cédée par Tiru en no vembre 2011. On est loin de la diversification d'activités.


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