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Des offres globales et personnalisées

LA RÉDACTION, LE 16 OCTOBRE 2012
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En entrée ou sortie de sites, les ponts-bascules représentent sans conteste la solution la plus fiable et la plus répandue dans le secteur de la récupération et du recyclage. Quatre grands fabricants se distinguent sur un marché français dédié principalement au remplacement d'équipements existants : l'ardéchois Précia Molen, Arpège Master K (siège social à Chassieu près de Lyon), l'italien Bi-lanciai et l'américano-suisse Mettler-Toledo. Les constructeurs notent globalement peu d'évolutions techniques récentes dans ce domaine. « La principale avancée concerne l'arrivée, dans les années 90, et la généralisation des capteurs numériques », résume Patrick Tesson, responsable des études commerciales chez Arpège Master K. Tout pont (en métal ou en béton) est composé de trois éléments majeurs : le récepteur de charge (plateau ou tablier), l'indicateur de poids et les capteurs de pesage qui peuvent faire appel à deux technologies distinctes, le signal traditionnel analogique et le signal digital numérique (le capteur possède alors sa propre électronique). « Pas de révolution sur les ponts bascules en eux-mêmes », confirme Christian Carré, responsable marketing industrie lourde et directeur commercial chez Précia Molen. Les évolutions concernent davantage, selon lui, les périphériques et en particulier les bornes de pesée automatiques, de plus en plus sophistiquées. Depuis dix-huit mois, Précia Molen propose une nouvelle borne, la BI 400, « pensée à la fois comme un instrument de pesage, un périphérique à la disposition des chauffeurs et un outil de gestion du trafic ». Elle se connecte sur un réseau Ethernet, « ce qui permet sur un site de mettre des postes informatiques partout et de faire passer différentes informations comme la voix », résume Christian Carré. Après avoir lancé en 2010 une nouvelle gamme d'indicateurs programmables (série Diade), Bilanciai propose depuis environ un an une nouvelle borne de pesage de la même série. « Les terminaux de la série Diade offrent des possibilités de programmation presque sans limites (...) La borne fournit un logiciel sur mesure pour des applications individualisées, mais elle peut également être rapidement programmée pour répondre à la diversité des applications industrielles grâce à ses outils de développement intégrés », explique Patrice Fontaine de Bilanciai. Contrôle d'accès et pesage : quid des déchetteries ? « La tendance ces dernières années est aux offres globales et personnalisées répondant à de nouvelles problématiques et attentes des clients », notent les différents interlocuteurs. La gestion du contrôle d'accès à certaines déchetteries municipales fournit une illustration parlante en la matière. Pour tenter de mieux gérer les apports sur leurs sites, certaines communautés de communes font le choix d'en restreindre les accès aux seuls habitants de leur territoire. « C'est un fait observé depuis trois ou quatre ans, qui vient d'Allemagne et se confirme », souligne Patrick Tesson d'Arpège Master K. Il remarque « une forte demande dans les appels d'offres des collectivités », même si, crise oblige, les projets n'a bou-tissent pas toujours. En 2010, Arpège Master K a ainsi réalisé une installation complète de pesage et contrôle d'accès de trois déchetteries pour une communauté de communes dans l'est de la France. Chaque déchetterie a été équipée de moyens de contrôle d'accès (une borne Gardiane). La plus im portante d'entre elles compte un pont-bas cule (pesage des vé hi cules de professionnels), ainsi qu'une borne de pesage automatique Vigile. Le pesage est fait majoritairement chez le prestataire Rares pourtant sont les déchetteries qui disposent de leurs propres matériels de pesage. Une poignée d'entre elles (moins de 5 % selon différents observateurs) sur un parc de 4 500 à 5 000 sites disposerait d'un pont-bas cule clas sique pour assurer la traçabilité des enlèvements de bennes. Pour l'immense majorité, le pesage des bennes enlevées, qui détermine la facturation du service, se fait directement chez le prestataire à qui le marché a été confié… avec les risques plus ou moins établis d'écarts possibles entre le poids réel et celui facturé à la collectivité. Pour peser les déchets apportés par les professionnels, les déchetteries sont également très peu équipées de matériels appropriés. Pourtant, des solutions techniques existent… Le processus le plus couramment utilisé demeure l'estimation volumétrique, « au jugé », sans élément véritable de contrôle . « Pour les sites dotés d'un pont-bascule, qui pratique une facturation forfaitaire, cela peut faire l'affaire. Mais dès lors que l'on veut facturer selon la nature des matériaux, ce système n'est plus approprié », ex plique Marc Descours, dirigeant de la société Innovert dans l'Hérault, déjà bien connu pour son système de gestion Nadège (contrôle d'accès) adopté par près de 200 déchetteries. « Le pont-bascule est une balance unique. Or, les professionnels viennent très majoritairement déposer plusieurs produits à la fois. On ne peut pas leur demander de faire des rotations de va-et-vient entre le haut du quai et le pont-bascule pour individualiser chaque apport en poids ! », argumente-t-il. D'où l'idée de développer un système innovant de pesage sélectif (breveté) des dépôts grâce à une pesée sous chacune des bennes. La solution est composée d'une partie mécanique (la benne n'est rehaussée que de quelques centimètres) et d'une partie électronique (le poids est mesuré par des capteurs, le résultat est affiché sur un écran placé sur le garde-corps face à la benne). Une tare est effectuée automatiquement à chaque ouverture du portillon qui garde l'accès à la benne. Ultraprécis et fiable, le sys tème n'a pas trouvé preneur. Le pesage n'est décidément pas en vogue au sein des déchetteries ! « Résultat : demeurée au stade du prototype, la solution est trop chère, plus coûteuse en tout cas qu'un simple pont-bascule », regrette Marc Descours. La gestion des points d'apport volontaire Le pesage des conteneurs d'apport volontaire n'est pas lié à une obligation légale. Mais il répond à différentes attentes : besoin de transparence, meilleure répartition des facturations entre communes, contrôle des taux de remplissage et optimisation des tournées de collecte. Différentes solutions techniques sont en présence. La société BH environnement (groupe grenoblois BH Technologies) est très en pointe en matière de télérelève du niveau de remplissage des conteneurs de déchets. Développé voilà huit ans, son système Syren est largement plébiscité par les collectivités. « Nous comptons quelque 10 000 capteurs installés en France, avec une progression très forte ces dernières années », précise Eric Habib, directeur général de BH Technologies. Le prin cipe géné-ral ? Une sonde de niveau placée sur le conteneur mesure le taux de remplissage et informe en continu le collecteur via un système de télécommunication. « Sy-ren permet de répartir automatiquement les tonnages constatés au pont-bascule sur chaque colonne en fonction du taux de remplissage mesuré au moment du vidage », ré sume François-Régis Meu-gniot, directeur d'activité BH Environnement. « À la différence des autres acteurs qui utilisent des liaisons GSM, nous avons notre propre réseau radio, ce qui revient bien moins cher, car il n'y a pas d'abonnement. En outre, le GSM a une forte tendance à consommer de l'énergie, contrairement à notre solution technique, ce qui nous permet de prévoir une durée de vie de dix ans pour nos capteurs ! » Fort de ce succès, BH Environnement a développé Redin, un second système de gestion de la collecte en apport volontaire avec contrôle des accès aux conteneurs d'OMR. L'outil est commercialisé depuis début 2011 et permet l'identification des usagers dans le cadre de la redevance incitative. Le pesage en bout de grue constitue une autre solution. Si le système a ses partisans, certains le jugent peu compa tible avec la façon dont les opérateurs travaillent : « Dans un milieu où il faut aller toujours plus vite, stabiliser une grue pour peser n'est pas jouable, les matériels sont malmenés par les opérateurs et les systèmes tombent rapidement en panne », assurent différents témoignages. Olivier Darne n'est pas du tout de cet avis, lui qui a récemment créé Inter-mercato France, filiale d'Inter-mercato AB, fabricant suédois qui conçoit et commercialise depuis vingt ans une gamme complète de systèmes de pesage embarqués, mais aussi de pinces, grappins, bennes preneuses, rotateurs destinés à divers domaines comme l'industrie forestière, le bois énergie, la collecte et le traitement des déchets. « Nos systèmes pour grues et pelles de manutention apportent une véritable révolution dans le pesage dynamique. Ils possèdent plusieurs points forts : le dispositif est sans fil. Les capteurs de pesage communiquent avec leur afficheur par radio, cela évite donc tout risque d'arrachage. Le peseur, de par sa conception, ne craint pas les chocs. » En outre, « la pesée s'effectue en dynamique et n'occasionne quasiment pas de perte de temps ». Sans oublier que le système est ho mo lo gable en métrologie légale. Une quarantaine de ces matériels sont déjà installés en France, tout domaine confondu. Pesée globale : justifier les poids, prévenir les fraudes En France, le leader de la pesée globale sur châssis est la société Vishay PME France. Elle propose aussi un système de pesée individuelle homologué pour la facturation au poids, sur releveur basculeur, avec identification du producteur, conçu pour la mise en place de la redevance incitative. Mais d'autres approches existent. « Inscrite aussi dans le champ de la pesée globale, la technologie promue par nos soins s'appuie sur le pesage par essieux », précise Stéphane Chetaille, d'Air Weigh. Ce fabricant américain, qui développe et commercialise ses solutions depuis vingt ans dans le monde, est présent depuis cinq ans en France. Si elle n'est pas homologable en métrologie légale, l'un de ses points faibles selon certains de ses détracteurs, « la pesée sur essieux trouve des applications concrètes et financièrement abordables dans le monde des déchets », assure Stéphane Chetaille. En témoignent les nombreux clients qui ont adopté ce système, tels le Sirtom du Laonnois, qui dispose d'un équipement complet de la flotte de collecte et de transport, le Sictom de la sous-vosgienne ou encore Rennes Métropole avec Sita, sans oublier Veolia Propreté, client régulier. La solution Air Weigh consiste en un ensemble modulaire de capteurs, soit é lec trop neu ma tiques pour les suspensions à air comprimé par valve niveleuse, soit électromécaniques rotatifs pour des suspensions mécaniques à lames. « L'installation n'interfère pas avec le carrossage, ne le fragilise pas par ses interfaces et préserve la charge utile, notamment à l'arrière du véhicule par son poids négligeable », indique Stéphane Chetaille. En version Quick-Load, l'équipement apporte une indication fiable de la charge au conducteur et une réponse au risque de surcharge globale et par essieux : « La sécurité routière est préservée, les amendes, pertes de points évités (...) La responsabilité pénale de l'employeur est couverte, notamment par rapport à la recommandation R 437 de l'assurance-maladie – risques professionnels et au code du travail ». En variante Load-Maxx, une centrale autonome d'intégration et de transmission des données de poids permet l'option d'une imprimante en cabine à ti ckets horodatés : le PTC, le NET peuvent être ainsi suivis et justifiés par points de collecte, par secteurs collectifs ou communes, par exemple dans le nouveau cadre législatif relatif à la taxe incitative. Ce dispositif permet aussi une transmission continue à un système informatique embarqué des données de poids géoloca-lisées, mais aussi des alertes de surcharge. Tout producteur de déchets maîtrise à l'enlèvement les poids expédiés et tient à jour le registre en temps réel conformément à la réglementation*. n


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