La pression de la crise, de la réglementation et du citoyen a conduit la Fnade à réfléchir sur des coûts de gestion des déchets ménagers. Ces dépenses s'élèvent à 8 milliards d'euros par an. Un tiers incombe aux collectivités. La part de l'Ademe s'élève à 220 millions d'euros en 2012 et celle des REP à 1,5 milliard d'euros. Selon le référentiel national (2007-2008) réactualisé en mai 2013, cela revient de 100 euros/hab/an. Les collectivités locales jouent un rôle croissant, bien que remis en cause aujourd'hui. Pour maîtriser leurs coûts, certaines ont repensé les fréquences de collecte (porte-à-porte, apport volontaire, déchetteries) et le traitement (centre de tri, plateforme de compostage, UIOM). Résultat, une baisse d'un million d'euros en 2010 sur le SIOM de la Vallée de Chevreuse et l'adoption de colonnes enterrées sur l'Agglo de Plaine Commune, en partenariat avec les bailleurs sociaux et les copropriétés privées. De son côté, la Fnade y voit une optimisation de la collecte sans perte de valeur. Parmi ses priorités, figurent une obligation de résultats et non plus de moyens (collectes adaptées, mutualisation des matériels entre plusieurs contrats…), le soutien au recyclage et à la valorisation organique, la modernisation des centres de tri sans oublier l'emploi et la sécurité.