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Encore des éco-organismes

LA RÉDACTION, LE 25 FÉVRIER 2013
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L'association des collectivités Amorce organisait le 14 février ses rencontres sur le thème du nouveau départ de éco-organismes. L'association entend faire passer son message sur la gestion des déchets et publiera prochainement un livre blanc sur le sujet à l'horizon 2020. « Ce que représente la REP aujourd'hui, c'est 1 milliard d'euros, ce sera environ 1,2 milliard d'euros en 2013 » estime Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce. En fait de nouveau départ, nous assistons surtout à la création de nouvelles structures. Celle consacrée aux mobiliers (RR n° 3) propose deux options aux collectivités, sorte de « REP à la carte » avec une filière « financière » où la collectivité poursuit la collecte comme elle le faisait (enlèvement, déchetterie, porte à porte). L'autre option « opérationnelle » dans laquelle Eco-mobilier est responsable de l'enlèvement et du traitement et met des bennes à disposition. Amorce insiste sur la nécessité de maintenir le libre choix des collectivités. Comme pour les DEEE, l'organisme semble vouloir s'accaparer le gisement et sa directrice Dominique Mignon incite les collectivités à l'option opérationnelle. Un appel d'offres devrait être lancé prochainement auprès des opérateurs pour une sélection fin juin et la mise en place des premières bennes en octobre. Toujours dans la foulée du Grenelle, la filière déchets diffus spécifiques (DDS) des ménages devrait être agréée fin mars début avril. Il réunit 48 actionnaires fabricants et distributeurs. Pierre Charlemagne, le directeur général du futur éco-organisme a tracé les contours du projet Eco DDS et constatait que le business modèle n'était pas simple avec une filière aux produits extrêmement hétérogènes. L'organisme prévoit un soutien forfaitaire de 800 € par point de collecte, 0,03 €/ habitant et par an pour la communication, la formation des gardiens de déchetteries et la mise à disposition des contenants. Nécessaire incitation Les pneus collectés en déchetteries représentent 3,9 % du total en 2012, soit 11 667 tonnes sur les 293 096 tonnes rassemblées au cours de l'année. S'ils sont peu en nombre, ils prennent de la place en volume. La croissance des apports en déchetteries est régulière constate d'Éric de Fabiew, directeur général d'Aliapur. Aussi, l'organisme propose que soit mis à l'examen le principe du 1 pour 0 auprès des distributeurs lorsque leur installation l'autorise. Pour la valorisation, la filière pneus usagés bénéficierait d'une plus grande incitation pour la valorisation des granulats. C'est en substance le message du directeur général d'Aliapur au cours de ces rencontres. Si les cimentiers qui utilisent des pneus dans leurs fours commencent à les payer, l'autre versant des débouchés des PNUR, l'usage des granulats, doit être pérennisé. Des lobbyistes italiens essaient de privilégier les matières issues du pétrole et de faire passer l'idée que les revêtements de sols, sportifs et autres, provoquent des maladies alors que les études réalisées ces dernières années ont montré leur innocuité. « La valorisation matière, insiste Éric Fabiew, ne doit pas se limiter à un dogme. »


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