Julien Fortin, responsable communication du Réseau des ressourceries
Créatif Si j'achète un meuble, priorité à la seconde main : j'aime les surprises qu'elle réserve. Pour m'en séparer, il m'arrive de le déposer dans une zone de réemploi prévue à cet effet, à Lille. Je tiens à certains meubles pour leur identité ou leur esthétique rétro. Chez moi, j'aime les chaises dépareillées : elles représentent la diversité des personnalités qui peuvent s'y asseoir. Dehors, il m'arrive de récupérer un objet insolite et d'en façonner certains en m'inspirant d'idées piochées sur internet. Pour m'engager davantage, il me manque un espace et des outils. Loin d'être le seul dans ce cas, je milite pour l'ouverture de tiers-lieux et d'ateliers participatifs qui permettent de pratiquer la récup.
Karl Gedda, délégué général du pôle Fibres
Fidèle Au consumérisme à tout va, je préfère les brocantes et garder mes meubles le plus longtemps possible. J'ai déjà déménagé à l'étranger en emportant mon canapé et, dans mon séjour, j'ai toujours une table basse que j'ai conçue moi-même à 18 ans. Plus une commode ramenée de chez mes cousins américains, qui a été fabriquée à l'origine dans le bois d'un chariot ayant servi à des immigrants ! Si je vais chez Ikea, j'évite alors les bois exotiques.
Sans pour autant regarder si les meubles sont certifiés.
Arnaud Humbert-Droz, directeur général de l'éco-organisme Valdelia
Partageur Peu matérialiste, je suis plus passionné par le recyclage que par l'objet même du meuble. Cela dit, j'ai chez moi des meubles de famille et, après mon mariage, j'ai déménagé et en ai donné certains à ma sœur pour lui rendre service. Privilégier ce premier cercle d'amis ou la famille est une voie vertueuse. S'il m'arrive d'en jeter, j'ai la chance de disposer à Puteaux, la ville où j'habite, d'une déchèterie mobile qui passe régulièrement en plein centre. Pour le mobilier neuf, je prête attention à l'origine du produit et privilégie, dans la mesure du possible, les meubles fabriqués en France ou en Europe.
Dominique Mignon, directrice générale d'Eco-Mobilier
Débrouillarde Je vis à Paris et, d'un appartement à l'autre, certains meubles m'ont suivi. Les rares meubles familiaux et armoires bretonnes sont chez mes parents. Quand j'achète un meuble, le monter moi-même ne me rebute pas, c'est même un plaisir. Pour déposer de petits meubles ou des objets en bon état, dont moi ou ma famille ne nous servons plus, je me rends en voiture à la déchèterie ou, plus souvent, chez Emmaüs Défi, sur l'ancien marché Riquet qui est situé près de chez moi, dans le XIXe arrondissement. Ce bric-à-brac est très bien organisé !
Dominique Munier, directeur général de Troc Europe
Chineur Pour me séparer d'un meuble, je l'apporte souvent en dépôt-vente. La formule a des atouts : une fois sur place, pas besoin de le transporter plus loin. En tant qu'acheteur, je cherche des meubles ayant du cachet et suis prêt à user d'huile de coude pour leur redonner un peu de leur éclat perdu. L'achat d'occasion présente l'avantage de prolonger la vie des produits tout en contribuant à une économie de proximité. Lorsqu'on prend le temps de chiner, il y a de bonnes affaires à faire !