En bois, en aluminium ou en PVC, la fenêtre usagée finit au mieux partiellement recyclée, au pire enfouie. Cela concernerait au moins 10 millions d'unités par an. Désormais, avec la création d'un partenariat industriel entre le recycleur Paprec, le verrier Saint-Gobain et le distributeur Lapeyre, fenêtres et menuiseries issues de la rénovation intègrent une nouvelle filière de valorisation. Installé à Pont-Sainte-Maxence (60) depuis 2010 sur l'ancien site papetier PSM, Paprec vient d'inaugurer une unité de démantèlement automatisée pour cette activité. D'une capacité de 12 000 t/ an, l'installation maison traitera 4 000 tonnes la première année. Paprec sépare et récupère d'un côté les profilés en PVC, bois ou aluminium, et de l'autre le verre plat. L'objectif à terme est de recycler ce verre en boucle fermée dans les fours de Saint-Gobain Glass France. « Cette opération va nécessiter encore un peu de temps, explique Sébastien Petithuguenin, DG de Paprec, car des tests sur l'affinage pour obtenir un calcin de qualité sont en cours. » Les autres matériaux comme le PVC et l'aluminium seront recyclés ou comme le bois, réutilisé en combustible. Cette nouvelle filière s'appuie notamment sur le réseau de distribution de Lapeyre – 350 points de vente appartenant au pôle distribution bâtiment de Saint-Gobain – pour collecter les menuiseries après dépose. Financé par Paprec, le dispositif doit permettre le maintien de la fenêtre en bon état jusqu'à son traitement, gage de qualité pour le recyclage du verre. Paprec prépare déjà son site d'Herblain (44) pour accueillir une installation similaire. L'entreprise prévoit l'embauche d'une vingtaine de salariés à Pont-Sainte-Maxence et Saint-Herblain d'ici à la fin de l'année. CM