La société française Etia propose désormais sa plateforme de conversion thermochimique de déchets (biomasse, plastiques, pneus ou boues d'épuration), Biogreen, sous la forme d'unités modulaires mobiles . Une unité de démonstration sera installée d'ici fin mars au siège social, à Compiègne (Oise).
Ce procédé de conversion des déchets a déjà fait ses preuves en France et à l'étranger, où une dizaine d'unités fixes avalent chacune jusqu'à 3 t/h de déchets. En s'adaptant à des volumes plus faibles, les unités mobiles s'adressent à une palette d'utilisateurs potentiels plus vaste (collectivités locales, industriels, coopératives agricoles, producteurs d'énergie, gestionnaires de déchets, etc.) : dans un conteneur de 40 pieds (30 m2 au sol), chaque unité convertira jusqu'à 800 kg de déchets par heure. « Pour chaque type de déchet, il suffit d'ajuster quelques paramètres pour favoriser la torréfaction, la pyrolyse ou la gazéification des déchets, et donc la conversion en produits solides (char),
liquides (biohuiles) ou gazeux (syngaz) », explique le président d'Etia, Olivier Lepez. Cette flexibilité constitue le cœur de la plateforme Biogreen : une ou plusieurs vis d'Archimède brevetée – Spirajoule – qui assurent à la fois le convoyage (jusqu'à 1 t/h par vis) et le chauffage (de 200 à 900 °C) des déchets. « Notre procédé a été optimisé pour obtenir les meilleurs rendements et qualités, physiques ou calorifiques, des produits finaux dans chaque type de conversion. Nos syngaz de biomasse, par exemple, ont des pouvoirs calorifiques de 8 à 12 MJ/m3 , le double de ceux issus des autres procédés de gazéification », affirme Olivier Lepez.