L'ambiance hivernale de ce printemps est à l'unisson de l'ambiance économique et de l'absence de projets et d'idées. C'est ce qui ressort de la rencontre de printemps de la « Bourse de Poitiers », ce 4 avril. Il y a bien quelques bonnes nouvelles familiales, mais, pour ce qui est des entreprises, les bénéfices s'avèrent en baisse et les perspectives s'annoncent difficiles, plus dans le domaine du déchet que dans celui du recyclage. Ainsi, les contrats avec les collectivités sont plus courts, ce qui rend plus difficiles les choix, notamment en matière d'investissement.
Parmi les évolutions réglementaires, la déclaration fiscale des achats apparaît comme une bonne chose, en même temps qu'elle souligne l'existence de filières hors de tout contrôle réglementaire. Alors que les acteurs ayant pignon sur rue et respectueux, autant que faire se peut, de la réglementation, connaissent des contrôles relativement fréquents et parfois tatillons, selon les régions, les vols de métaux et les filières d'écoulement du produit de ces vols se développent. Quelques exemples spectaculaires sont évoqués par les participants comme ce vol d'une ligne électrique d'un kilomètre et demi d'une maison un peu isolée. Des vols de lignes électriques qui se poursuivent un peu partout. Et puis ces vols de métaux dans les déchetteries au point que, pour l'une, on laisse un passage pour éviter des dégradations ou que, pour l'autre, la benne pour les métaux est disponible un jour fixe et enlevée le soir même. Dans certains cas, les contraintes réglementaires incitent des producteurs de déchets à recourir à des circuits parallèles, au détriment des entreprises « bien dans les clous ». Un nettoyage de printemps s'impose.