Avec un CA de 212,6 millions d'euros en 2012 (+8,1 %), Pizzorno Environnement poursuit sa diversification dans un contexte favorable. L'an dernier, l'opérateur a remporté de nouveaux marchés de collecte à Lyon et sur le Sivom du Golfe de Saint-Tropez. Si le groupe reste attaché au Sud de la France, son lieu d'origine, ses nouveaux contrats l'implantent en Rhône-Alpes à travers 70 communes clientes dont la ville de Lyon. En 2012, Pizzorno a mis entre parenthèses ses activités au Maghreb (Tunisie et Maroc) en raison d'une instabilité politique et un manque de visibilité à moyen terme. Il préfère aujourd'hui se concentrer en France sur le développement de ses deux centres de tri, à Muy et à Grenoble (Athanor). Impliqué comme site pilote de tri des nouveaux flux plastiques, Pizzorno va investir six millions d'euros dans le centre grenoblois pour affiner le traitement des matériaux comme le plastique mais aussi les fractions légères métalliques. Autre orientation, l'exploitation de l'UVE de Toulon avec Idex (cf. RR n°042013). Outre la création d'un nouveau réseau de chaleur à la Seyne sur Mer sur 7 km, Pizzorno s'engage sur la durée du contrat (18 ans), à trier et recycler chaque année, 7500 tonnes de ferreux et 750 tonnes de non ferreux issus des 70 000 tonnes de mâchefers générés par l'incinérateur. Le montant total des investissements s'élève en 2012 à 19,3 millions d'euros répartis à 50/50 entre la R&D, le renouvellement de matériel et les travaux sur ISDND. Ces derniers concernent en particulier le centre de stockage de Balançan, pour lequel Pizzorno vient d'obtenir un arrêté préfectoral provisoire d'extension, suite à une enquête publique relative à l'impact sur la biodiversité. L'enfouissement étant devenu sujet à polémique depuis quelque temps dans la région (tensions avec les collectivités et associations environnementales locales), Pizzorno n'a pas d'autre choix aujourd'hui pour garantir son avenir, que d'investir la palette des autres métiers du déchet.