L es composites thermodurcis-Sur le marché sables, à base de fibres de carbone et de résine, résistent aux techniques actuelles de recyclage. Soutenue par l'Ademe, la start-up Camille a eu l'idée d'utiliser la technologie des puissances pulsées Xcrusher, issue du domaine militaire, pour les séparer sans contact. Les composites sont immergés dans l'eau. Un ensemble de condensateurs est chargé, puis déchargé par commutation rapide de l'ordre de la nanoseconde. « Une avalanche d'électrons couplée à une onde de choc sonique et subsonique se déverse sur le matériau à traiter. Un peu comme un éclair », explique Abdelaziz Bentaj, directeur général et fondateur de Camille. L'onde sonique et subsonique, associée au rayonnement électromagnétique, provoque la séparation des éléments. Après traitement, il en résulte, d'une part, des fibres libres et, d'autre part, de la résine sous forme de poudre en suspension dans le bain. « Après traitement des chutes de production non durcies, la résine époxy et les fibres de carbone ne sont pas dégradées et sont réutilisables. Pour les composites usagés, les puissances pulsées séparent les fibres de carbone, récupérables sous la forme de poudre, et les fines particules de résine, valorisables en énergie », décrit Abdelaziz Bentaj. Camille propose d'adapter sa technologie Xcrusher aux besoins des secteurs du recyclage. Dans les écrans LCD par exemple, les films polymères, le verre et l'indium sont séparés par différence de granulométrie. Les projets concernant les composites et les écrans LCD sont au stade de pré-industrialisation avec des partenaires industriels.