L'industrie accepte d'utiliser plus de matière recyclée dans sa chaîne de production. Mais de l'idée à la pratique, il y a un gap qui s'explique par l'existence de plusieurs craintes. Dans une étude publiée en mai par l'association Record, une cinquantaine de représentants d'entreprises dans le secteur de la production, de la transformation se sont exprimés sur le sujet. Un focus a été réalisé sur la filière de recyclage des plastiques. Premiers constats : les freins à l'emploi de recyclé sont plutôt liés à des problèmes de disponibilité et de qualité. L'industriel doit s'assurer que son approvisionnement en granulat recyclé est pérenne dans le temps et homogène, suivant un cahier des charges précis. Toutefois, certains problèmes de perception ont été identifiés sur les applications de contact (alimentaire, produits cosmétiques…). Si des matières secondaires comme le papier, l'acier, les non ferreux ou le verre sont naturellement réutilisés dans le circuit industriel depuis des décennies pour un recyclage en boucle ou de nouvelles applications, d'autres matières ne bénéficient pas de la même attractivité, comme les plastiques et les déchets de déconstruction. L'étude a été soutenue et enrichie par l'Ademe et d'autres contributeurs industriels et institutionnels. À noter que Federec, sollicité en qualité d'expert (p. 25 de l'étude) n'a pas répondu à l'étude.