Malgré une baisse d'activité économique, Reviplast basée près de Limoges, poursuit sa croissance de 20 % par an depuis sa création en 2008. Spécialisée dans le broyage de déchets plastiques rigides post-indus-triels, la PME d'une dizaine de salariés ne traite que des matières triées en amont. Ces déchets de l'industrie de seconde transformation sont collectés auprès de 250 fournisseurs de la région limousine (imprimerie, BTP, emballage) dans un rayon de 200 km environ. « Si nous pouvons nous maintenir, voire même continuer de nous développer, c'est grâce à la prise régulière de nouveaux marchés, explique Thierry Dufourcq, pdg de Reviplast. Nous sommes passés de 150 à 200 tonnes traitées par mois par rapport à 2012 pour un CA d'un million d'euros ». Forte de cette progression, l'entreprise est désormais sollicitée par les industriels qui veulent mieux trier à la source. « Pour la rentabilité de mon activité, je mets un point d'honneur à n'accepter aucune matière en mélange. Je déplore l'attitude de certains industriels qui ont fait croire qu'ils allaient gagner de l'argent en traitant des plastiques souillés et en mélange. Les investissements engagés dans ce genre d'opération sont bien trop élevés au regard du résultat » avoue Thierry Dufourcq, impacté en début d'année par les écueils de ces entreprises : « j'ai dû repartir de zéro en montrant à mes clients, échantillons à l'appui, la qualité de mes produits broyés, pour les rassurer ». Des efforts récompensés fin juin avec la remise du prix Stars & Métiers par le Pôle Environnement Limousin.