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À quoi sert la Conférence environnementale ?

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2013
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Pour sa deuxième édition, la Conférence environnementale a réuni pour chacune des cinq tables-rondes près de 80 participants auxquels se joignaient 25 experts et trois ministres. Sur la base d'un document de travail, chacun peut prendre la parole. Mais cette réunion sur deux demi-journées n'est ni une recherche de consensus ni une négociation. La restitution des travaux reflète d'ailleurs la diversité des sujets abordés. Pour la table-ronde sur l'économie circulaire par exemple : prise en compte de l'écoconception dans les écolabels, collecte de tous les plastiques, harmonisation des couleurs des poubelles, mise en œuvre d'une comptabilité analytique pour les déchets… Pour celle sur l'eau, renforcement de la fiscalité sur l'azote et les phytosanitaires, réutilisation des eaux usées épurées, nombre des services publics d'eau et d'assainissement, gouvernance de bassin… Ce rassemblement annuel est rythmé par les discours très attendus du président de la République en ouverture, et du Premier ministre en clôture. François Hollande a choisi de se concentrer sur la transition énergétique. Fort de la synthèse du véritable débat organisé durant l'année, le chef de l'État ne s'est pas contenté de confirmer la fameuse contribution climat énergie. Il a également annoncé des mesures de financement des travaux de rénovation énergétique, notamment la création d'un dispositif de tiers financement, la baisse de la TVA à 5 % et la contribution du nucléaire. Mais ceux qui espéraient que Jean-Marc Ayrault embrayerait très concrètement sur les sujets des tables-rondes sont restés sur leur faim. Si le Premier ministre confirme la création de l'Agence nationale sur la biodiversité, il n'en précise ni le périmètre, ni le financement. Il annonce bien une hausse de la TVA sur les engrais et la multiplication par deux du nombre des captages prioritaires, mais sans plus de détails. Même flou sur l'harmonisation des conditions de tri et de collecte des déchets ou sur le renforcement du pilotage des éco-organismes. Certes, il faut attendre la feuille de route annoncée dans les prochains jours, mais ne faudrait-il pas globalement s'interroger sur l'utilité réelle de cette grand-messe dont la méthode ne peut que générer des déceptions.


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