Le syndicat national du traitement et de la valorisation des déchets urbains (SVDU), part en campagne pour défendre la production de chaleur issue l'incinération des déchets. Il a réalisé un livre blanc pour présenter la génération de cette énergie qu'il considère renouvelable et qui, dans la directive déchets, arrive en troisième position des priorités en matière de gestion des déchets. Son président, Luc Valaize a tenu, peu avant sa rencontre avec le cabinet du ministre de l'Écologie, a montré l'économie qu'il serait possible de réaliser alors que seule la moitié des déchets résiduels est valorisée énergétiquement. « Sans brûler une tonne de déchets ménagers supplémentaire ni augmenter la capacité actuelle des incinérateurs et donc sans investissement, on pourrait produire deux fois plus d'énergie, soit 10 TWh. » L'objectif poursuivi par le syndicat, assure son président, n'est pas d'accroître le nombre d'incinérateurs (ils sont 127) mais d'obtenir, entre autres, la révision du tarif d'achat de l'électricité générée par ces installations pour inciter les exploitants à produire de la chaleur en hiver. Il souhaite également obtenir l'exonération de la TGAP pour les installations qui ont des rendements supérieurs à 60 %. Une exonération qui pourrait être compensée par un renforcement de cette taxe sur les installations dont les rendements sont moins bons. Le SVDU constate également le peu de mobilisation autour des combustibles de substitution. Entre 10 et 30 TWh pourraient être produit grâce aux CSR, un gisement largement utilisé en Belgique et en Allemagne.