A Méré dans l'Yonne, l'entreprise de Philippe Sardet prend ses marques au sein de la filière DEA. Un processus long à mettre en marche (ndlr. communication insuffisante auprès des détenteurs ?), déplore le président d'Operenvi puisque la société, créée en 2011 commence seulement à traiter ses premiers gisements provenant d'Eco-mobilier (uniquement les flux à dominante plastiques pour ce dernier) et de Valdelia. Doté d'une capacité de traitement de 7 000 t/ an, le site est installé auprès d'entreprises, garantissant le recyclage du mobilier collecté. Car c'est bien la particularité d'Operenvi : séparer tous les composants pour sortir des matériaux de qualité. L'entreprise emploie dix personnes (l'objectif à terme est de passer à 30) ; elle dispose d'une ligne spécifique pour le mobilier de rangement et de plusieurs postes individuels pour traiter les assises . Ainsi, le bois (60 % du gisement) est débarrassé des inserts métalliques et plastiques pour être recyclé dans l'industrie du panneau. De même le plastique (une dizaine de grades) retrouve une seconde vie chez un compounder local. Operenvi s'est aussi rapproché de Solvay (ex-Rhodia) qui recycle son flux de PA à Saint-Fons. Les métaux sont envoyés chez une filiale de Bourgogne Recyclage. Un partenariat a été signé avec Emmaüs Yonne, qui récupère le mobilier réutilisable, sur le point d'apport volontaire Valdelia. En six mois d'activité, Philippe Sardet est convaincu et envisage déjà pour Operenvi, une extension de capacité. Le Prix Entreprise & Environnement remis par le ministre de l'Ecologie sur le salon Pollutec devrait sans doute donner un coup de pouce à ce nouveau modèle d'entreprise.