L’affaire n’est pas mince. Tout d’abord parce que, contrairement à l’eau et à l’air, le sol est pour l'essentiel propriété privée dans l’UE. Ensuite, en raison de l’état souvent catastrophique d’une bonne superficie du territoire européen. Les chiffres donnés par Bruxelles sont éloquents : 12 % environ de la superficie totale sont soumis à l'érosion par l'eau ; 42 millions d'hectares subissent l'érosion éolienne ; 45 % ont une faible teneur en matières organiques. Le nombre de sites potentiellement contaminés dans l'UE à vingt-cinq avoisine les 3,5 millions. Dans sa stratégie, la Commission propose tout d’abord de recenser les zones les plus exposées, sur base d’une méthodologie commune. Le projet de directive-cadre qui l’accompagne accorde toutefois une grande flexibilité aux pays pour mettre en place des stratégies d’assainissement. Il prévoit également qu’en cas de vente d'un site contaminé, le vendeur sera tenu d’en informer l’administration et l’acquéreur.Marie-Martine Buckens
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