Les deux projets vieux chacun d’une quinzaine d’années ont pu aboutir grâce à la nouvelle loi sur ces espaces protégés votée l’an dernier. Deux décrets du 27 février et du 5 mars créent donc officiellement le Parc amazonien de Guyane et celui de la Réunion. Le cœur du premier couvre un peu plus de deux millions d’hectares de forêt primaire et concerne cinq communes ou habitent 7 000 personnes. Pour le WWF, l’aboutissement de ce projet constitue « une avancée déterminante » notamment en matière de lutte contre la déforestation. « Néanmoins, l’absence d’extension du cœur de Parc aux zones de vie des populations autochtones du Sud-Ouest constitue une faiblesse notable », ajoute Serge Orru, directeur général du WWF France. L’orpaillage est en effet strictement interdit dans le cœur du parc mais pourrait très bien être autorisé dans l’aire d’adhésion en fonction des dispositions de la charte du territoire qui devra être adoptée dans les cinq ans.Le cœur du Parc de la Réunion englobe 42 % de la surface de l’île de l’Océan indien et notamment le Piton de la fournaise. Près de 80 % du récif corallien du département d’Outre-mer est par ailleurs protégé par une Réserve naturelle de 3 500 hectares qui vient parallèlement d’être créée (décret du 23 février).
Le prochain Parc national à voir le jour devrait être, dans les années à venir, celui des calanques de Marseille-Cassis avant la création des premiers parcs naturels marins.Fabian TubianaPlus d’informations dans notre numéro d’avril.Cliquez ici pour découvrir et vous abonner à Environnement Magazine.Cliquez ici pour consulter le site du Parc de Guyane.Cliquez ici pour consulter le site du Parc de La Réunion.Cliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement Magazine.