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TERRITOIRES

Rapprochement police-gendarmerie

LA RÉDACTION, LE 28 AVRIL 2008
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Depuis de nombreuses années déjà, police et gendarmerie travaillent conjointement au sein des GIR (groupes d'intervention régionaux), dans les offices centraux de la direction centrale de la police judiciaire et au sein des structures de coopération internationale ou nationale. Ainsi, depuis de longues années, les postes à l'étranger d'attachés de sécurité intérieure sont indifféremment tenus par des officiers de gendarmerie ou par des fonctionnaires de police. A haut niveau en France, comme par exemple au Secrétariat général des Affaires européennes, service placé sous l'autorité du Premier Ministre, des gendarmes et des policiers travaillent de concert sur les dossiers qui engagent les positions françaises dans les négociations européennes relevant du domaine « Justice et Affaires Intérieures ». Un rapprochement déjà initié en 2002, par un décret de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, énonçant que le Ministère de l'Intérieur est « responsable de l'emploi de la gendarmerie pour l'exercice de ses missions de sécurité intérieure ». Ainsi, même si dans la réalité la gendarmerie relève statutairement et budgétairement du Ministère de la Défense, ces effectifs travaillent presque totalement pour le Ministère de l'Intérieur. Il ne serait donc absolument pas illogique que la gendarmerie relève aussi de ce Ministère pour son budget, et que ses missions soient encore mieux harmonisées et surtout réorganisées avec celles de la police nationale. Un schéma qui n'aurait rien de révolutionnaire, puisque déjà existant en Espagne et Italie où la Guardia civil et les Carabiniers ont malgré tout conservé leur statut militaire. Un véritable début d'ouverture En France, c'est cette interopérabilité déjà ancienne qui a eu pour conséquence de mettre en parallèle les conditions de travail des deux structures, posant indirectement la question essentielle de la « démilitarisation » des personnels de la gendarmerie nationale. Question cruciale, puisque le statut militaire des gens de l'arme, est au coeur d'une polémique sourde qui gronde dans les rangs de la Défense depuis déjà quelques années. Dans une société qui s'est définitivement éloignée des jalons dans lesquels à été créée la gendarmerie nationale, l'organisation des services pas toujours adaptée à un contexte de travail qui n'a plus rien de rural, la reconnaissance presque inexistante du mérite, la faible revalorisation de la solde et la montée constante de pression sur le terrain, sont autant de facteurs particulièrement frustrants pour les militaires de la gendarmerie. Comparant désormais leurs conditions de travail et leur rémunération avec celles de leurs collègues de la police nationale, les gendarmes considèrent ainsi que leurs homologues policiers sont bien mieux traités qu'eux. Ces derniers envient pourtant la fluidité des carrières d'officiers en gendarmerie et souhaitent faire correspondre les grades entre maréchaussée et police à un niveau d'équivalence qui ne semble pas recevoir un accueil très favorable chez les officiers supérieurs de gendarmerie... Petites jalousies donc, sur fond de « l'herbe est plus verte dans le jardin du voisin », mais aussi un immense besoin d'exprimer un sentiment de profonde lassitude et d'exaspération de la part de gendarmes qui sont soumis à un strict devoir de réserve tandis que leurs confrères policiers expriment leur détresse dans les médias et font parler d'eux et des contraintes de leur métier par le biais de syndicats puissants et particulièrement bien rôdés au jeu de la communication. Paradoxalement, c'est peut être de ce rapprochement, qui devra se faire bon gré mal gré, que pourraient intervenir pour les gendarmes un véritable début d'ouverture. En effet, s'il est normal que les agents de l'Etat remplissent leurs missions avec discrétion et ne se répandent pas continuellement dans les médias sur leur quotidien, il devient de plus en plus incompréhensible à des gendarmes qui remplissent les mêmes missions que les policiers (qui plus est dans les mêmes services) de ne pas disposer de la même possibilité de défendre leurs droits que leurs collègues, surtout quand on sait que c'est précisément par l'expression de leur malaise et l'évocation de leurs besoins, que les policiers ont, eux, obtenus des avancées remarquables en termes de moyens et de carrière ces dernières années...


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