Le Meeddat (ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire) veut privilégier les engagements volontaires. Après les conventions signées avec le transport aérien et la grande distribution, place aux chartes ! Juste avant celle sur la publicité écoresponsable signée le 11 avril, la charte du développement durable des établissements et entreprises publiques a rassemblé 33 signataires, parmi lesquelles l'Ademe, France Télévisions ou encore l'université de Franche-Comté. Ces organismes qui rassemblent près de 1,5 million de salariés s'engagent sur quatre points : identifier leurs enjeux de développement durable et définir des objectifs, les traduire dans une politique, élaborer et diffuser un document stratégique en rendant compte des conséquences environnementales et sociales de leurs activités dans un rapport annuel et, enfin, construire et piloter un plan d'action. Finalement, rien de bien original pour qui est déjà engagé en la matière. « C'est d'abord un engagement public », explique Jean-Louis Jourdan, le directeur développement durable de la SNCF, qui y voit un autre intérêt : « L'obligation de présenter sa stratégie et ses résultats à deux autres signataires va permettre des échanges de bonnes pratiques. Ainsi, l'expérience de La Poste sur les véhicules électriques nous intéresse particulièrement », conclut-il.