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Le «Grand Paris» sera au coeur des débats

LA RÉDACTION, LE 2 JUIN 2008
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Journal des Communes: Avec l'arrivée des nouvelles équipes municipales, quelles vont être les orientations de l'AMIF pour les années à venir? Claude Pernès: Pour ces douzièmes assises de l'AMIF, je vais avoir le plaisir d'accueillir 427 nouveaux élus, soit un tiers des maires d'Ile-de-France. Pour ceux venant de l'alternance ou d'un simple renouvellement politique, cette rencontre représente un rendez-vous important, car comme tous les maires d'Ile-de-France, ces nouveaux élus vont être amenés à vivre avec les difficultés financières que connaît le pays. Pour les prochaines années, les priorités de l'AMIF sont simples: il va falloir nous adapter à cette nouvelle donne et apprendre à vivre avec la modicité des transferts d'état. Notre fiscalité sera à revoir, mais les maires comme à leur habitude auront à coeur de tout faire pour limiter la pression fiscale et rendre les services attendus par leurs concitoyens. JDC: Dans l'enquête expresse AMIF-JDD réalisée en 2007, le projet du «Grand-Paris» ne semblait pas faire l'unanimité. Pour quelles raisons ? C.P.: Le sujet du «Grand Paris» s'est invité récemment dans le débat, marqué par un soutien fort du maire de Paris ainsi que du président de la République. Au niveau des maires de la Région, l'enthousiasme est partagé. Les maires dont la ville touche Paris sont les premiers intéressés, contrairement à ceux de la grande couronne qui se sentent moins concernés par le projet. Aujourd'hui il est encore trop tôt pour savoir quels seront les modes de gouvernance à mettre en place. Nous attendons les conclusions du rapport de Christian Blanc d'ici la rentrée prochaine. Lequel s'est récemment exprimé sur le sujet en rappelant que le «projet passe avant le mode de gouvernance». JDC: Quel est l'intérêt d'un «Grand Paris» pour les élus franciliens ? C.P.: L'objectif numéro un de ce projet est la définition d'une fiscalité péréquatrice entre villes riches et villes pauvres de la région. Le Grand Paris doit permettre de gérer ces inégalités et d'éviter à certaines villes d'avoir le sentiment de toujours tendre la main. Ce problème des budgets concerne aussi bien les petites communes éloignées de la capitale que les grandes villes comme Villiers-le-Bel ou Clichy-sous-Bois. Si une fiscalité basée sur le partage est adoptée, il restera toutefois à trouver les moyens nécessaires à la réalisation des grands investisseurs, notamment de transport. JDC : Dans la même enquête, une nouvelle thématique, l'écologie, a fait son entrée parmi les «trois principales préoccupations» des élus. De même, lors de la campagne municipale, l'environnement était au coeur des priorités. Qu'en est-il en Ile-de-France? C.P.: De plus en plus de maires franciliens intègrent l'environnement dans leurs programmes. Un grand nombre d'entre eux comptent désormais un adjoint à l'environnement ou sont dotés d'un service développement durable. Parce qu'en Ile-de-France, plus qu'ailleurs, nos villes sont sujettes aux pics de pollution, aux problèmes de trafics routiers ou de gestion de déchets à grande échelle. En outre, la région est touchée par l'extension de l'urbanisation au détriment de ses espaces agricoles. JDC : Quels sont les enjeux pour l'Ile-de-France? C.P.: Les enjeux pour l'Ile-de-France sont doubles: le développement d'éco-quartiers et une gestion plus écologique des transports. Le Métro Circulaire ou Arc Express, est un bon exemple. En créant un réseau de transport en commun de banlieue à banlieue, ce projet permettrait de réduire nettement l'utilisation de la voiture des habitants. Le problème aujourd'hui est que cela coûte excessivement cher, qui doit payer et combien?


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