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TERRITOIRES

Transports: la course effrénée à la mobilité

LA RÉDACTION, LE 2 JUIN 2008
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
L'augmentation du prix de l'essence à la pompe conjuguée à un pouvoir d'achat qui peine à être relancé nous confronte tous à un même constat: circuler en voiture coûte de plus en plus cher. Incidences sur le porte-monnaie des Franciliens, mais aussi sur leur environnement. En effet, comme le souligne l'Ademe: «La mobilité des biens et des personnes ne cesse d'augmenter. Depuis 1975, on a assisté à un doublement de la distance domicile-travail et à une augmentation du nombre de déplacements pour les activités de loisirs et d'achat, sans oublier la mise en place, par les industries, de politiques logistiques dites de «flux tendu» dont les conséquences sont lourdes: augmentation des kilomètres parcours, diminution de la taille des lots et donc, une accélération de la fréquence de livraison.» Il devient donc impératif pour la Région de maîtriser les déplacements en voiture individuelle et personnelle et le recours systématique au «tout routier» pour les marchandises. Pour parvenir à cette inversion de tendance, l'Ademe Ile-de-France privilégie plusieurs types d'actions: une intervention auprès des particuliers pour les sensibiliser aux enjeux liés à la mobilité francilienne; le soutien au développement de filières de véhicules propres et économes (électrique, GPN, GNV) et une action sur le transport des marchandises, notamment le retour fait en termes de kilomètres (par exemple: une train de 1200 tonnes au lieu de 60 camions). Même si les mentalités évoluent, elles ne le font que très lentement encore d'où la nécessité d'une mobilisation des collectivités territoriales. Deux rocades pour deux couronnes En Ile-de-France, même si l'offre de bus, métros, RER, tramways assure un bon maillage de la région, il devient indispensable de développer une offre encore plus cohérente et efficace de transport public. Cela l'est d'autant plus que le développement et la modernisation des transports contribuent aussi à l'essor économique de la région, notamment face à la concurrence d'autres grandes métropoles mondiales. Du côté des usagers, on note un accroissement de la mobilité et une évolution des besoins en matière de transports. Les déplacements de banlieue à banlieue sont majoritaires depuis plusieurs années et en forte augmentation, mais ils ont aussi une incidence sur la qualité de vie des Franciliens puisque 81% d'entre eux s'effectuent en voiture. C'est peu de dire que la qualité de l'air n'est pas toujours ce qu'elle devrait être... Pour concilier ce besoin de mobilité et la protection de l'environnement, la Région et les autres collectivités ont mis en oeuvre un certain nombre de mesures afin d'encourager le recours aux transports en commun et aux circulations douces. Au Conseil régional, l'un des projets à l'horizon 2012 consiste en la réalisation d'une rocade complète de tramway pour la Petite couronne. «Celle-ci doit constituer l'élément structurant du maillage de transports en commun grâce aux nombreuses correspondances qu'elle permet», précise-t-on. Pour la Grande couronne, ce sont des «tangentielles» qui sont à l'étude: «Le projet de grande ceinture de lignes ferrées à grand gabarit reliant les principaux pôles de la Grande couronne constitue la seconde rocade de transports en commun.» Un maillage indispensable et une Pro'mobilité Relier les communes des deux couronnes en multipliant les possibilités de correspondances et en réduisant le temps des trajets: c'est réellement ce qu'attendent les usagers franciliens des transports en commun qui effectuent 37 millions de déplacements quotidiens, notamment en empruntant le Transilien (exploité par la Sncf) qui dessert 443 gares. Pour ce faire, la Région entend prolonger certaines lignes de RER et mettre en service de nouvelles stations de métro et de tramway. Ces lignes doivent permettre de désenclaver certains pôles d'emploi comme Orly-Rungis, le Plateau de Saclay, Carré Sénart... Autre piste de réflexion, le transport de passagers par voie fluviale avec, par exemple la création de lignes régulières de transport de personnes sur la Seine. Privilégier les transports collectifs, le co-voiturage ou encore le vélo lors des déplacements professionnels, tel est l'objectif du projet Pro'mobilité. En partenariat avec l'Arene, la Région s'est engagée au niveau européen en réponse à l'appel de l'IEEA (Intelligent Energy Executive Agency). «Il s'agit d'encourager les entreprises, notamment les PME, à réduire les effets sur l'environnement de l'utilisation de la voiture pour les déplacements domicile-travail et professionnels en établissant des Plan de déplacement d'entreprise (PDE). Outre l'impact écologique, le bilan des premier PDE montre que l'absentéisme, les retards et le stress des salariés sont sensiblement réduits.» Le Mobilien pour irriguer le coeur des communes Le bus est l'un des moyens de transport les plus adaptés aux besoins des habitants d'Ile-de-France, mais il nécessite de multiples améliorations. Il est en effet indispensable que les lignes de bus soient reliées avec les gares et les stations de métro. Selon les usagers eux-mêmes, il est également nécessaire de rendre les bus plus rapides, plus réguliers et plus fréquents. C'est pour tenter de répondre à ces attentes que la Région a décidé de créer avec le Stif le réseau principal de bus baptisé Mobilien. Le projet, en cours de réalisation, «prévoit l'aménagement de 150 lignes de bus venant irriguer le coeur des communes, les zones d'emploi et les grandes cités. Depuis 2006, un premier réseau d'une quarantaine de lignes irrigue la proche couronne parisienne. Les crédits prévus pour le Mobilien et les pôles PDU s'élèvent à 150 millions d'euros pour le Conseil régional d'Ile-de-France.»


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