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TERRITOIRES

Intercommunalité : le devoir de communication

LA RÉDACTION, LE 17 SEPTEMBRE 2008
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Située en Gironde, entre Bordeaux et Cadillac, la Communauté de communes du Vallon de l'Artolie a été créée le 1er janvier 2000. Composée de neuf communes rurales, elle regroupe un peu plus de 8 000 habitants et compte une vingtaine d'agents. Parmi eux, Christophe Azéma, en charge de la communication de la communauté. « La DGS et moi avons été les deux premiers agents recrutés par la collectivité, preuve s'il en fallait de l'importance accordée à la communication par le conseil communautaire et sa présidence. » Rapidement, Christophe met en place une Commission communication regroupant quatre élus, dont un particulièrement convaincu de l'intérêt de la communication pour faire connaître rapidement le territoire et les compétences de l'interco. « On m'a laissé le temps de préparer une stratégie et un plan de communication efficaces, mais aussi permis de réaliser les outils les mieux adaptés à nos besoins - même s'ils semblaient surprenants ou décalés aux yeux de certains élus », se souvient Christophe. Un site internet et un magazine, Inter'Val (qui s'est vu décerner en 2001 le Prix du meilleur journal intercommunal par l'ADCF) voient ainsi le jour. A cela s'ajoutent un logo et une charte graphique, quelques brochures, mais aussi une lettre d'infos destinée aux agents - un public trop souvent négligé en communication publique. Des freins multiples « Tout cela n'a pas toujours été facile à mettre en oeuvre, car les obstacles sont nombreux », poursuit Christophe. « Pour les petites structures, le frein principal, c'est bien entendu le coût même de la communication. Les budgets sont limités et les élus rechignent parfois à consacrer de l'argent à un domaine qu'ils considèrent comme secondaire et pour lequel ils ont du mal à quantifier précisément le retour sur investissement : l'image, la notoriété sont des données encore très abstraites pour certains. Autre obstacle de taille, les relations avec les mairies membres de l'interco, qui se sentent souvent tenues à l'écart des décisions et de l'information : les élus non communautaires constituent donc une cible qu'il ne faut surtout pas négliger ! » Huit ans après sa création, la CC du Vallon de l'Artolie est bien identifiée et dispose d'une communication parfaitement huilée. Au point que Christophe Azéma peut désormais partager son temps entre communication et animation culturelle. « Nous avons créé des habitudes de fonctionnement au sein de la structure (notamment en matière de remontée d'informations) et généré une attente auprès des habitants : certains collectionnent le journal ! A charge pour nous désormais d'entretenir ces acquis et de faire évoluer nos outils, tout particulièrement au niveau des TIC. Ainsi, le site internet, actuellement simple vitrine de la communauté, évoluera à terme vers plus d'interactivité, avec du service en ligne, comme l'inscription aux centres de loisirs. » Un niveau de communication que rêve certainement d'atteindre Nathalie Manet-Carbonnière, présidente de la Communauté de Communes de la Vallée de la Vézère. Une entité de 12 communes et 8 000 habitants qui a vu le jour le 1er janvier 2002 et compte travailler à se faire mieux connaître. « Nous avons énormément de choses à dire à la population, mais nous éprouvons des difficultés à faire passer nos messages. Hormis le site internet créé en 2004 et en cours de refonte, ainsi que notre bulletin semestriel de 5 à 7 pages reliées, nous n'avons que peu de supports. Pourtant, les 45 agents et les élus des 12 conseils municipaux concernés nous réclament de l'information. Mais nous manquent pour répondre à leurs attentes des compétences professionnelles et une ligne budgétaire : des moyens dont nous comptons bien nous doter au cours du mandat que nous venons d'entamer», explique Nathalie Manet-Carbonnière. Pour ce faire, une commission communication est en cours de création. Et le Conseil communautaire réfléchit aux moyens de faire appel à un communicant, soit via un prestataire extérieur, soit par un recrutement effectué en mutualisation. Une communication partagée La mutualisation des compétences : une pratique mise en oeuvre par la Communauté de communes du Saint-Gaudinois depuis les dernières élections municipales. Jean-Raymond Lépinay, nouveau maire de Saint-Gaudens, étant aussi désormais président de la Communauté, les services communication de la ville et de l'intercommunalité (qui comptaient respectivement quatre et deux agents) ont été regroupés. Six personnes oeuvrent désormais ensemble pour construire la stratégie et les supports de communication de l'EPCI (qui regroupe 21 communes et près de 21 000 habitants) et de sa ville majeure. L'occasion de faire plus et mieux. « Notre équipe renforcée va pouvoir créer de nouveaux supports : une publication destinée aux agents est à l'étude, ainsi qu'une lettre d'information destinée à l'ensemble des conseillers municipaux », expliquent en choeur Nelly Moreau Labat et Eric Sentucq, co-responsables du service communication. « Et nous comptons proposer à l'ensemble des communes du territoire un appui technique. Cela pourra passer par de la rédaction ou de la mise en page (puisque nous disposons en interne une compétence en infographie) pour les bulletins municipaux, de l'aide à la conception pour la réalisation de brochures et d'affiches. Nous allons aussi étendre l'accompagnement que nous réalisons déjà pour la mise en oeuvre d'événements susceptibles de concerner tout le territoire intercommunal (comme les marchés de Noël, les Floralies ou autres expositions). » Un appui sur l'événementiel qui fonctionne plutôt bien, et s'accompagne d'encarts ou de spots publicitaires passés par la communauté de Communes dans les journaux régionaux et les radios locales : un « luxe » pour les plus petites structures.. « Les élus des communes de notre interco sont vraiment demandeurs, car ils ne disposent pas des moyens humains et financiers suffisants pour mettre en place une vraie communication. Une bonne moitié de ces collectivités seulement édite un journal communal, dont les périodicités vont du trimestriel à l'annuel. Des publications sont souvent faites de manière «artisanales», tant au niveau rédactionnel que pour la mise en page. Le but est donc d'offrir aux communes notre savoir-faire en la matière, un peu à la carte : nous réaliserons soit uniquement le rédactionnel, soit uniquement la mise en page, soit les deux », détaille Eric Sentucq. Un partage de compétences qui ne peut toutefois s'envisager que sur les territoires épargnés par les luttes fratricides d'élus !


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