Pionnière dans la mise en place du concept d'écomobilité Carapatte-Caracycle, Châtellerault met son expérience à la disposition des autres collectivités. En effet, pour aider les autres communes à se lancer, la ville a développé sur Internet un guide pratique proposant une méthodologie complète et des modules de formation pour les accompagnateurs. « Depuis 2007, Châtellerault est notre laboratoire national », souligne François Pezzoli, chargé des Transports et de l'Urbanisme à l'Ademe à l'origine de ce dispositif. « Nous avons lancé ici une véritable dynamique territoriale autour de ce projet. Je crois que cet exemple est particulièrement original par le nombre d'acteurs devenus partenaires. » Alors, comment ça marche ? Tous les élèves d'élémentaires sont susceptibles de participer à ce projet d'écomobilité. Ils se rendent à l'école et en reviennent le soir en groupe encadré par des adultes formés à cet effet. Un horaire précis et des points d'arrêt sont définis, que chacun doit respecter. Lorsqu'on sait qu'en France, un déplacement sur deux en voiture fait moins de trois kilomètres, que sept enfants sur dix sont déposés à l'école en voiture, qu'un enfant sur six est concerné par l'obésité et que les transports représentent le premier facteur d'émission de gaz à effet de serre, Carapatte et Caracycle apparaissent comme des alternatives adaptées et simples à mettre en oeuvre. Internet s'est imposé comme le mode de diffusion le plus pertinent, mais aussi le plus écologique, pour permettre à d'autres collectivités de tenter l'expérience. A découvrir sur :