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TERRITOIRES

Les professionnels unissent leurs forces en Picardie

LA RÉDACTION, LE 17 JUIN 2009
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« En seulement 18 mois, nous sommes parvenus à fédérer tous les opérateurs locaux pour essayer d’enrayer la crise que traverse actuellement notre filière bois » s’est félicité Pascal Cacheux, le Vice-Président du Conseil Régional de Picardie, mardi 16 juin dernier à Amiens, à l’occasion du lancement officiel de la coopérative Picardie Energie Bois. Dotée d’un capital de 345 000 euros*, cette nouvelle entité rassemble déjà une cinquantaine d’actionnaires : les Conseils généraux de l’Aisne, de la Somme et de l’Oise ; la région Picardie mais aussi des exploitants forestiers ainsi que, et l’innovation est là, des récupérateurs et recycleurs de bois en fin de vie qui sont aussi de l'aventure. « Certains d’entre nous étant concurrents, rien de tout cela n’eut été possible jadis. C’est un peu une prouesse…» insiste Grégory Blot, dirigeant d’une petite entreprise spécialisée dans le recyclage.       La Picardie, une région forestière ? "Nous ne sommes pas aussi gâté que dans les Vosges mais, avec 300 000 hectares soit 20% de notre territoire, nous n'avons pas non plus à rougir" estime Pascal Cacheux. Toutefois, ces forêts sont sous exploitées. Notamment car la papèterie Saica, près de Soissons, n'utilise plus de bois mais seulement des vieux papiers. Pour éviter de laisser le "petit bois" à terre, il faut donc l'utiliser autrement.Concrètement ? Dans les années à venir, quelques 55 lycées et collèges picards seront donc pourvus de chaufferies fonctionnant au bois. Le plus souvent possible, pour rentabiliser l’opération, ces chaudières seront raccordées à des réseaux de chaleur. « Pour chauffer certains de nos collèges mais aussi des piscine ou même des camps militaires… » note Michel Callet, Vice Président du Conseil Général de l’Aisne. Une vingtaine de projets sont actuellement à l’étude. Cinq sont déjà en construction. A Laon et à Beauvais, les travaux ont commencé en mars dernier. Plusieurs autres seront mis en service d’ici 2010-2011, comme à Breteuil ou à Creil.En Picardie, seule la petite ville de Montdidier expérimente déjà ces réseaux. Ses 6 000 habitants sont « un peu comme des pionniers ou des animaux de laboratoires » plaisante Catherine Quignin Le Tyrant, le maire de la commune. En effet, outre une chaufferie d’une capacité de 1,6 MG/Whatt, exploitée depuis fin 2007 par Dalkia, où quelques 1500 tonnes de bois non traités sont brûlés chaque année (dans un silo de 200 mètres cubes), la commune de Montdidier dispose aussi d’un petit réseau de chaleur. En brûlant de septembre à juin du « petit bois » sec, dont le taux d’humidité oscille autour de 30%, cette unité de production contribue à chauffer alentours : l’hôpital, le gymnase, le lycée et même l’école maternelle. A Beauvais, avec l’aide de l’Europe et de l’Ademe, ce sont cette fois-ci quelques 11 millions d’euros qui devraient être investis par Picardie Energie Bois pour construire prochainement un réseau de chaleur bénéficiant à quelques 3 800 personnes équivalent logements. En terme d’emploi, il faudra néanmoins attendre 2013 pour que 150 à 200 postes soit créés chaque année. « Ces nouveaux emplois, qualifiés ou pas, seraient locaux et non délocalisables.» insiste le conseiller régional Pascal Cacheux qui veut mêler responsabilités environnementales et sociales. Toutefois, pour l’heure, seul un poste de Directeur commercial est concrètement à pourvoir…Au final, cette nouvelle coopérative se veut surtout rentable. « Bien sur nous cherchons une solution pérenne pour utiliser tout ce bois qui ne va plus en papeteries et chacun de nous doit y trouver son compte ! »  insiste Claude Rosier, un exploitant forestier qui devrait prochainement prendre la tête de la SCIC.  Pour tous ces projets de construction de réseaux de chaleur, et pour garantir un approvisionnement stable et de qualité, Picardie Energie Bois prévoit d’investir beaucoup d’argent. « Sur ces premiers projets, ce sont 80 à 100 millions d’euros qui seront investis tandis que nous partons sur une base de 18 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel pour l’exploitation des réseaux. » confie Pierre Sachse, Directeur Environnement du conseil régional. De leur côté, interrogés, des responsables locaux de Véolia s’interrogent : « En cas de tuile, lequel de ces cinquante actionnaires sera responsable ? » A suivre… Contact: Catherine Dupré / 03 22 97 37 75 ou par mail sur: cdupre@cr-picardie.fr* 40% Exploitants forestiers + 40% Recycleurs + 20% Collectivités (Conseil Régional de Picardie = 25 000 € ; Conseil Général de l’Aisne = 15 000 € ; Conseil Général de l’Oise = 15 000 € ; Conseil Général de la Somme = 15 000 €) + subventions de départ de l’Ademe à venir.MDSite du Conseil régional de Picardie


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