Réforme des collectivités locales, suppression de la taxe professionnelle, redécoupage de la carte électorale, non-cumul des mandats, taxe carbone, prévention de la pandémie de grippe H1N1 dans les écoles et les mairies... Le moins que l'on puisse dire c'est que les collectivités territoriales sont au centre de l'actualité en cette rentrée. Pour autant, aucune de ces questions, principalement les projets de réformes, n'ont trouvé de réponse claire et définitive puisque des discussions sont actuellement en cours avec les associations d'élus. En effet qu'ils soient maires, conseillers généraux ou régionaux, les élus ont souhaité, depuis l'annonce de ces projets par le Président de la République, participer pleinement aux débats, ce qu'ils ont fait et continuent de faire. En d'autres termes, ils ne veulent pas que des décisions venues « d'en haut » viennent s'appliquer sans que soient prises en compte les spécificités de leurs mandats d'élus locaux et celles de la gestion de leurs collectivités.
Réformer oui, ils y sont prêts et le souhaitent même, mais pas n'importe comment et sans en expliquer les raisons véritables. Réduire le « mille-feuilles territorial », supprimer la taxe professionnelle, certes, mais pour faire quoi exactement et à quel prix pour les finances de ces collectivités ? Car c'est aussi de cela dont il est question dans les réactions d'associations d'élus : comment parvenir à assurer une gestion saine et équilibrée de leur collectivité et favoriser le développement économique de leurs territoires si l'on vient effectuer des coupes sombres dans certaines de leurs sources de financement ?
Le train des réformes est lancé, à grande vitesse. Souhaitons qu'il ne déraille pas avant de parvenir à destination...