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TERRITOIRES

Quelle organisation pour monter un plan de prévention du bruit ?

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2009
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Régulièrement désigné comme ennemi public numéro un dans les enquêtes d'opinion, le bruit est pourtant loin d'être la préoccupation première des collectivités locales. La majorité des agglomérations de plus de 250 000 habitants qui devaient avoir réalisé leurs cartes stratégiques du bruit, et les plans qui en découlent imposés par l'UE (directive du 25 juin 2002) avant juin 2007 et juillet 2008, sont en retard. Celles de plus de 100 000 âmes qui bénéficient d'un sursis de cinq ans ne doivent plus traîner, au risque de les imiter. Mais, de la banlieue de Paris à la métropole de province, les services environnement ou urbanisme disposent rarement des effectifs et des compétences nécessaires. Pour mener à bien l'élaboration et la mise en oeuvre de ces plans de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE), la désignation d'un chef de projet est pourtant incontournable. À Pantin (Seine-Saint-Denis), qui adoptera officiellement son plan municipal de lutte contre le bruit intégrant le PPBE le mois prochain, c'est Ludivine Carlier, la responsable du service environnement et développement durable, qui s'y est collé : « C'est en tant que chargée de mission Agenda 21 que j'ai commencé à y travailler à partir des cartes que le conseil général a réalisées pour nous, précise-t-elle. La personne qui m'a succédé suivra la mise en oeuvre du plan dès l'an prochain. » L'organisation mise en place dans cette commune de 50 000 habitants est plutôt classique : un comité technique rassemblant les différents services concernés (infrastructures, urbanisme...) et un autre de pilotage associant les élus, davantage de services, un échantillon de citoyens et les partenaires extérieurs (bailleurs sociaux, gestionnaires d'infrastructures, Département et Région, Bruitparif...). Car, comme le souligne le guide de l'Ademe publié l'an dernier, « le succès d'un PPBE [...] dépendra en grande partie de la mobilisation de tous les partenaires concernés et de la coordination de leurs actions ». Une affirmation particulièrement vraie en ce qui concerne la collaboration avec les gestionnaires d'infrastructures traversant le territoire (SNCF, RFF, conseils généraux pour les routes...), soumis aux mêmes exigences réglementaires. En interne, l'implication des différents services est de même indispensable. « Le technicien de l'écologie urbaine s'est formé "sur le tas" à l'utilisation de notre système d'information géographique en partenariat étroit avec le service informatique », explique-t-on à la communauté du pays d'Aix, récemment récompensée par le jury des Décibels d'or (lire en Actualité). Pour l'élaboration de son plan d'action, adopté en début d'année prochaine, l'agglomération n'a eu recours à un bureau d'études que pour des mesures complémentaires. « Quand la compétence acoustique manque, le recours à un prestataire extérieur est indispensable, mais seule la collectivité saura correctement cerner les enjeux qui se posent sur son territoire », prévient Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif, l'observatoire du bruit né en 2004 à l'initiative de la Région Île-de-France et dont le pays d'Aix veut notamment s'inspirer pour créer sa propre structure spécialisée.


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