« La presse étrangère regorge de commentaires qui sont autant de quolibets et d'incompréhension à notre égard. Nicolas Sarkozy est parvenu avec cette petite opération politicienne dont il attend un retour sur investissement auprès de l'électorat du Front National, à nous ridiculiser toutes et tous aux yeux du monde. Au constat d'une France qui éprouverait soudain le besoin de définir ce qu'est son identité nationale, elle lui apparaît groggy, trébuchante et dans l'oubli des valeurs fondamentales qu'elle n'a cessé de porter depuis des siècles au nom, précisément, de son identité. C'est-à-dire des valeurs essentielles dont elle ne cesse de se réclamer quitte à apparaître souvent comme une donneuse de leçons... Gageons qu'ils [les Français] sont plutôt demandeurs d'un solide contrat social. Alors là, Monsieur Sarkozy, tête haute et fière, la France pourrait s'adresser aux peuples en attente d'exemple. La France à laquelle nous aspirons et que nous voulons. Pas l'exemple de la France dont on se gausse à l'étranger. »