Une circulaire du 11 octobre 2010 invite les préfets de région et de département à accentuer la politique de prévention des risques liés au retrait-gonflement des sols argileux, d'autant que ce phénomène pourrait connaître une accentuation en raison du changement climatique. Présent dans la majorité des départements français, ce phénomène occasionne de nombreux désordres dans l'habitat individuel. Durant la sécheresse de l'été 2003, plusieurs dizaines de milliers de maisons individuelles se sont ainsi fissurées, conduisant plus d'une commune sur cinq à demander une reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, rappelle la circulaire. Pour autant «ces désordres ne sont pas une fatalité», ajoute-t-elle. Une bonne connaissance du sol, l'adaptation des fondations et de l'environnement proche du bâti lors de la construction permet de limiter considérablement les effets de ce phénomène. La prévention de ce risque repose en grande partie sur l'application des règles fixées par les plans de prévention des risques naturels (PPRN). Cette procédure est en effet la seule qui permet d'exiger la réalisation d'une étude géotechnique ou d'imposer des mesures constructives spécifiques pour les projets de construction dans les zones sensibles, ainsi que pour les biens et activités existants. La circulaire a notamment pour objet de renforcer la mise à disposition du public et des maires d'informations sur les risques liés à la sécheresse et de mettre en oeuvre les stratégies départementales d'élaboration de PPRN pour ce risque.