Moment clé sur le chantier du futur pôle régional des Savoirs (PRS), la membrane climatique qui recouvre la cour intérieure de plus de 800 m2 où s'installera bientôt la Cité des Métiers, a été posée début avril. Ce toit pas tout à fait comme les autres, a la particularité de laisser passer plus ou moins la lumière en fonction de l'ensoleillement. Un immense filet, un peu à l'image de ceux installés dans les chapiteaux de cirque pour assurer la sécurité des trapézistes, accueille les « cordistes » de la société Altius (Annecy) qui ont pour mission de fixer la membrane climatique dont le point le plus haut est situé à 16,4 mètres du sol. Vus du dessus, les ouvriers travaillent allongés dans un espace d'une cinquantaine de centimètres de haut pour cheviller la structure et installer la membrane. Vus du dessous, les hommes se déplacent à la façon de l'homme araignée, semblant ramper tels de rapides lézards pour aller d'un point à un autre en quelques secondes. Composée d'un matériau ultra-résistant, la membrane climatique est une technique encore peu utilisée en France (mais on en trouve une sur la piscine des Jeux olympiques de Pékin). Elle a la particularité d'être dix fois moins lourde qu'une verrière classique : 7 tonnes contre 70 !