Offre Silver (à partir de 20 € / mois)
Newsletters gratuites
Accès abonnés Nos offres magazines Nos offres magazines
Menu
VIDÉOS
EAU
RECYCLAGE
ÉNERGIE
TERRITOIRES
CLEANTECH
POLITIQUES
POLLUTIONS
BIODIVERSITÉ
MOBILITÉ

[Tribune] La ville intelligente de demain sera-t-elle durable ?

[Tribune] La ville intelligente de demain sera-t-elle durable ?
Par Anne Garans, associée KPMG, département Sustainability Services, le 27 mai 2019.
Newsletters gratuites
-------------------- PUBLICITÉ --------------------
Cette semaine, Anne Garans, associée KPMG, au sein du département Sustainability Services, partage un état des lieux sur le mouvement  de smart city durable et revient sur les pratiques à mettre en place pour contribuer à son développement. Parmi elles : mettre l’humain au coeur de la ville intelligente, l’optimisation de la gestion des ressources, ou encore la protection de la biodiversité, tout en prenant compte des risques de saturation des données.

Avec l’avènement des nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle, les drones, les voitures autonomes, ou les appareils compatibles avec l’IoT1, les villes sont davantage connectées et promettent d’être plus performantes grâce à leurs infrastructures, transports ou écosystèmes toujours plus innovants. Par ailleurs, à l’ère de « make the planet great again », les villes s’orientent graduellement vers un modèle où le smart rencontre le durable, au-delà d’être une simple ville numérique et technologiquement avancée.
 
Les zones urbaines abritent  plus de la moitié de la population mondiale, émettent plus de 70 % des gaz à effet de serre et régissent la grande majorité de l’économie mondial2. Cette tendance devrait continuer à croitre selon un récent rapport de l’ONU qui prévoit que deux personnes sur trois habiteront en ville en 20503.

Nous nous trouvons ainsi dans une situation sans précédent où l’infrastructure urbaine est devenue l’un des défis les plus pressants auquel le monde est confronté. Les gouvernements et les parties prenantes impliquées dans cette évolution devront accorder la priorité à la durabilité.
 
Le mouvement de la ville intelligente, autrement dit « smart city », prend de l’ampleur aussi bien en France que sur le plan mondial. La question de la durabilité au sein de la ville intelligente est complexe et multidimensionnelle. Qu’est-ce que le développement durable signifie réellement pour l’infrastructure ? Comment devrait-il être mesuré ? Quels sont les principaux contributeurs et moteurs de la durabilité dans le contexte urbain ?
 
La smart city « durable » : un mouvement qui s’aligne avec les 17 objectifs de développement durable de l’ONU
 
En 2015, les 193 états membres de l’ONU ont adopté un programme audacieux pour éradiquer la pauvreté d’ici 2030 et poursuivre un avenir durable. Ce programme est basé sur les 17 objectifs de développement durable (ODD), traitant des grands enjeux sociétaux de notre temps (changements climatique, pollutions, biodiversité, égalité, pauvreté, ressources,  Education, etc.), qui se retrouvent naturellement en phase avec les piliers de la ville intelligente durable. La réalisation des objectifs ODD ne pourra se passer de la smart city et inversement, la ville intelligente ne le sera réellement que si elle intègre le développement durable dans ses fondations.
 
Alors que les gouvernements se sont engagés à respecter les ODD, des rôles clés semblent se dessiner pour plusieurs parties prenantes, dont la société et les entreprises.

Selon la dernière étude KPMG sur la maturité du Reporting ODD des 250 plus grandes sociétés au monde, chaque ODD permet aux entreprises de repenser un écosystème plus durable et inclusif vers la croissance économique, la prospérité et le bien-être. Autrement dit, les ODD vont favoriser le développement de smart city durable permettant de mieux vivre, mieux cohabiter, mieux consommer et mieux participer.
 
L’humain au cœur de la ville intelligente durable
 
Les villes sont par nature des écosystèmes complexes, mélangeant les hommes, les transports, le commerce, et la connectivité. Pour créer une smart city durable, il est essentiel que les impacts environnementaux mais aussi le bien-être social, la vitalité économique et le sentiment de communauté soient au cœur des initiatives mises en place pour garantir le rôle central de l’humain dans la ville.

Il est nécessaire alors de répondre aux nouveaux besoins des « acteurs-consommateurs » de la ville, sans pour autant négliger les critères environnementaux via l’instauration d’un écosystème intelligent et durable.
 
Sur le plan de la construction, il revient alors de repenser l’architecture des bâtiments pour qu’elle soit plus connectée et dotée de fonctionnalités permettant une gestion optimisée des ressources. A titre d’exemples, les bâtiments peuvent intégrer des systèmes de gestion comprenant des compteurs intelligents. Ces derniers mesurent la consommation d’électricité, d’eau ou de gaz contrôlés à distance par le consommateur final.

Pour une meilleure gestion de l’énergie, il existe également les bâtiments à énergie positive, intégrant des réseaux d’électricité qui ajustent les flux électriques en fonction de la consommation (Smart Grids), inscrivant l’ensemble dans un système énergétique globalisé et optimisé (Smart Networks).

Les bâtiments peuvent également intégrer un système de chauffage intelligent, des volets roulants connectés à distance ou encore des appareils électroménagers intelligents et moins énergivores. Il s’agit du Building as a Service, qui consiste pour les entreprises de construction, à ne plus vendre un ouvrage mais ses usages présents et futurs.
 
De nombreuses villes, comme Dubaï ou encore Singapour, s’engagent aujourd’hui dans le développement de solutions encourageant la biodiversité pour améliorer la qualité de l’air, le confort thermique et acoustique des quartiers ou multiplier les espaces verts en végétalisant les bâtiments. Ces villes réconcilient les attentes et les besoins en informant et en responsabilisant ses citoyens. Demain la gestion des ressources sera simplifiée, maitrisée et contrôlée par la ville et ses citoyens répondant à leurs aspirations en matière d’écologie et de développement durable.

Cependant, le défi reste de taille : les risques de saturation de données et de technologies doivent être pris en compte par les différents acteurs afin de permettre le développement connexe de la ville intelligente et de la ville durable.



1 : Internet of Things
2 : Rapport de l’ONU, 2015
3 : Rapport de l’ONU, 2018
Anne Garans, associée KPMG, département Sustainability Services
Toute l'information de cette rubrique est dans :
Environnement Magazine
Le magazine pour les acteurs et décideurs du développement durable et des métiers de l’environnement.
Découvrir
Acheter un numéro
[Vidéo] Ça m'énerve : nos caniveaux ne sont pas des poubelles !
Dernier numéro
Actu réglementaire
À lire également
L’Amif publie un guide pour encourager la démocratie participative
L’Amif publie un guide pour encourager la démocratie participative
L’Association des maires d’Île-de-France (Amif), en partenariat avec l’agence de concertation Palabreo, présente un guide destiné aux élus souhaitant instaurer une démarche de participation citoyenne dans leur commune.
Gérard Sénior élu président de l’association Qualibat
Gérard Sénior élu président de l’association Qualibat
À l’occasion du conseil d’administration du 15 juin, Gérard Sénior, architecte représentant de l’Union nationale des syndicats français d’architectes (UNSFA), a été élu président de l’association Qualibat.
L’agriculture biologique ouvrirait la voie de l’autonomie alimentaire en Europe
L’agriculture biologique ouvrirait la voie de l’autonomie alimentaire en Europe
Selon une récente étude, publiée dans la revue scientifique One Earth, le développement d’un système agro-alimentaire biologique et durable en Europe, permettrait de subvenir à la demande alimentaire croissante en 2050 et de créer une cohabitation équilibrée entre l’agriculture et la biodiversité.
Un nouveau référentiel de certification pour une aquaculture plus durable
Un nouveau référentiel de certification pour une aquaculture plus durable
L’Aquaculture Stewardship Council (ASC) a publié ce mardi 15 juin 2021, un référentiel à destination des fabricants d’aliment aquacole pour limiter l’impact des ingrédients utilisés, qu’ils soient d’origine terrestre ou marine.
[Tribune] La transition écologique : et si ça commençait dans les territoires ?
[Tribune] La transition écologique : et si ça commençait dans les territoires ?
Les grandes entreprises et PME s'activent face aux enjeux climatiques et environnementaux. Philippe Dorge, directeur général du groupe La Poste, évoque dans cette tribune, l'engagement des entreprises dans la transition sociale et environnementale.
Biotope recrute 120 collaborateurs
Biotope recrute 120 collaborateurs
L'acteur européen spécialisé dans la conservation et la gestion des espaces naturels, Biotope, annonce le recrutement de 120 collaborateurs pour ses différents bureaux en France et à l'international pour accompagner son fort développement.
Lancement d’un débat public sur les éoliennes flottantes en Méditerranée
Lancement d’un débat public sur les éoliennes flottantes en Méditerranée
La Commission nationale du débat public (CNDP) lance un débat public jusqu’au 31 octobre 2021 portant sur les futurs projets d’éoliennes flottantes en mer Méditerranée.
Tous les articles TERRITOIRES
Environnement Magazine est un site du Groupe Cayola.