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Biogaz

Inauguration de la Wagabox, première unité à injecter du biométhane de décharge sur le réseau

le 20/04/2017

Jusqu'en septembre 2016, Waga travaillait en toute discrétion sur son procédé de traitement du biogaz. Avec l'inauguration de la première unité, mise en service en février 2017, elle est désormais en pleine lumière.

Inauguration de la Wagabox, première unité à injecter du biométhane de décharge sur le réseau
Waga et Coved viennent d'inaugurer, à Saint-Florentin dans l'Yonne, la première unité d'épuration du biogaz de décharge prêt à être injecté dans le réseau. DR

Waga et Coved viennent d'inaugurer, à Saint-Florentin dans l'Yonne, la première unité d'épuration du biogaz de décharge prêt à être injecté dans le réseau. Un événement lors duquel Bruno Lechevin, le président de l'Ademe, a annoncé que la ministre de l'Environnement venait de signer l'arrêté relatif au tarif d'achat du biométhane issu d'installations de stockage de déchets non dangereux en double valorisation.  « Nous serons à moyen terme compétitifs avec le gaz naturel, avec les mêmes standards de qualité », assure Mathieu Lefebvre, directeur général de Waga Energy, créé en 2015. Le site de Coved va ainsi produire 20 GWh par an, de quoi alimenter 3 000 foyers ou une centaine de bus.

« J'ai lancé ce projet de purification du biogaz de décharge en 2007, au sein d'Air liquide. Après une période de veille, j'ai fondé Waga Energy », raconte Mathieu Lefebvre. Sa technologie combine l'utilisation de la membrane de purification du biogaz d'air liquide, standardisée, avec une solution de distillation cryogénique innovante pour séparer le méthane, l'oxygène et l'azote. « Le procédé que nous avons breveté supprime le risque d'explosion lié au mélange du méthane et de l'oxygène », précise Mathieu Lefebvre. Un autre brevet a été déposé pour une technologie d'extraction qui permet de passer de 1 % de dioxyde de carbone (CO2) à moins de 20 ppm. Par ailleurs, le procédé de distillation cryogénique consomme peu de froid. « Les gaz entrent et sortent à température ambiante. Nous utilisons juste un compresseur pour séparer le CO2, et un échangeur de chaleur récupère le froid après la distillation du méthane, de l'oxygène et de l'azote », explique Mathieu Lefebvre. Et les pertes de frigories sont compensées par un ajout d'azote liquide.

Une deuxième unité est déjà prévue au printemps 2017. « Une dizaine de projets sont en cours jusqu'en 2019 », ajoute Mathieu Lefebvre, qui vise une centaine de sites équipés en 2025, et le déploiement à l'international dès 2018.

La start-up est soutenue par plusieurs investisseurs : elle a levé environ 2 millions d'euros à sa création et bénéficie de l'aide du programme des investissements d'avenir à hauteur de 2,3 millions d'euros, sans compter le soutien de la BPI et d'autres banques. Des fonds importants sont nécessaires car Waga Energy investit et exploite dans ses propres unités. « Nous achetons du biogaz et nous revendons le méthane », résume le Mathieu Lefebvre.

Albane Canto 

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Albane Canto

Rédactrice en chef adjointe
Environnement Magazine

Présentation : Journaliste, je suis principalement les sujets santé-environnement, cleantechs, déchets et eau.

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