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Biodiversité

Ouverture de la consultation publique du plan loup 2018-2023

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Ouverture de la consultation publique du plan loup 2018-2023
Par Eva Gomez, le 9 janvier 2018
Depuis hier et jusqu’au 29 janvier prochain, le nouveau plan loup est soumis à la consultation du public. Il prévoit notamment la destruction de 10 % de la population, un suivi de l’hybridation ou encore la création d’un observatoire des mesures de protection.

Du 8 au 29 janvier 2018, le plan d’actions national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023 est ouvert à la consultation du public. « Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation », indique le gouvernement sur le portail des consultations publiques. Des ateliers complétant ces expertises ont « permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs », est-il précisé.

40 loups abattus en 2018, puis 10 % de la population

Concrètement, ce projet de nouveau plan loup confirme le contenu de l’arrêté publié le 20 juillet dernier, selon lequel 40 loups seront abattus en 2018, contre 36 pour l’année 2016-2017. Ce nombre permet, selon le projet de plan, « d’assurer la transition avec la gestion de l’année 2017 ». A terme, il sera porté à une proportion de 10 % de la population de loups sur le territoire français. « Dans l’hypothèse où ce plafond serait atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur aura la possibilité d’activer l’autorisation de tirs de défense additionnels dans la limite de 2 % supplémentaire », indique le plan en consultation. Des tirs de défense simples pourront également être fixés au-delà du plafond de 10 % de la population. A noter que les expertises scientifiques recommandent de ne pas abattre plus de 10 à 12 % de l’effectif « afin de ne pas remettre en cause la viabilité de l’espèce ».

Les tirs de défenses seront privilégiés entre janvier et septembre pour « pouvoir abattre prioritairement les loups qui attaquent les troupeaux, afin de réduire les dommages », précise le projet de plan d’actions. « Les tirs de prélèvements seront effectués dans un second temps, à l’automne, pour réduire la pression de prédation quand cette dernière est forte dans les d’attaque, et pour freiner l’expansion du loup sur certains fronts de colonisation, notamment dans les régions qui accueillent les troupeaux les plus difficiles à protéger ». Le principe de plafond annuel devrait être réexaminé, ainsi que son niveau et ses modalités de gestion, « dès lors que la population sera considérée en bon état de conservation sur le territoire par les scientifiques », souligne le document.

Suivi de l’hybridation

De plus, ce projet prévoit de suivre le phénomène d’hybridation dans la population de loups. L’ONCFS a procédé à une évaluation en juillet dernier en fournissant 228 échantillons au laboratoire Antagene, « reconnu au plan international dans le domaine des analyses génétiques sur la faune sauvage ». Sur 130 individus analysés, 10 sont reconnus comme hybrides. « L’hybridation récente (de 1ère génération) concerne 1,5 % des animaux, et 6 % sont concernés par de l’hybridation plus ancienne », rappelle le projet de plan d’actions. Ainsi, « la question des hybrides fera l’objet d’une attention particulière, afin d’évaluer si son taux de 1 à 2 % de la population, évolue et justifie un dispositif permettant de les exclure du plafond ».

Observatoire des mesures de protection

Les modalités de la mise en place des mesures protection – à savoir, gardiennage renforcé, parc de regroupement mobile électrifié, chiens de protection, parc de pâturage de protection renforcé électrifié et analyse de vulnérabilité – sont également détaillées dans le projet de plan d’action du gouvernement. L’accompagnement des éleveurs sur l’évolution des techniques de protection, la mise en place d’un réseau « chiens de protection » ou encore l’adaptation de l’indemnisation selon le niveau d’attaques subies, en font partie. Par ailleurs, la création d’un « observatoire de diagnostic (…) de la protection des troupeaux » est prévue. Cet observatoire agirait comme un « outil d’alerte sur les situations extrêmes de prédation et sur d’éventuelles anomalies entre le niveau de protection et le niveau de prédation », mais également comme un outil d’aide à la décision pour l’État concernant les politiques en la matière.

Le 12 janvier prochain, le Conseil national de la protection de la nature donnera son avis sur ce projet. En février, suite à la consultation publique, et après l’approbation des ministères de la transition écologique et solidaire et de l’agriculture, le plan national d’actions 2018-2023 entrera en vigueur. Il doit assurer « la nécessaire conjugaison de protection de la biodiversité d’une part et des activités économiques d’élevage et d’entretien du territoire grâce au pastoralisme d’autre part rendent nécessaires  la prise en compte et le respect des impacts environnementaux, humains et économiques », estime le ministre de l’agriculture Stéphane Travert.
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