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Outre-mer : le Sénat établit 60 recommandations pour une meilleure gestion des risques naturels

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Outre-mer : le Sénat établit 60 recommandations pour une meilleure gestion des risques naturels
Par Eva Gomez, le 26 juillet 2018
Ce mardi 24 juillet, la délégation du Sénat aux outre-mer, présidée par Michel Magras, a présenté le premier volet de son rapport sur « les risques naturels majeurs dans les outre-mer ». Il en ressort une liste de 60 recommandations, destinées à améliorer la prévention et la gestion de l’urgence.

Presque un an après le passage de l’ouragan Irma qui a dévasté les îles du nord de la Guadeloupe, Saint-Barthélémy et Saint-Martin, la délégation sénatoriale aux outre-mer a rendu compte du premier volet d’un rapport d’information. « Après les passages d’Irma, Maria et José, trois phénomènes majeurs subis par les territoires d’outre-mer, il était important de comprendre comment ont fonctionné les dispositif d’alerte avant, pendant et après les catastrophes », explique Guillaume Arnell, sénateur de Saint-Martin et rapporteur coordonnateur du rapport. Par ailleurs, « on ne s’est pas seulement intéressés aux risques cycloniques mais aussi aux risques sismiques, volcaniques, aux inondations ou encore aux algues sargasses », ajoute le rapporteur coordonnateur. Pour réaliser ce rapport, environ 300 personnes ont été auditionnées pendant plus de 100 heures.

Débloquer des leviers financiers dédiés

Ce rapport dresse donc un état des lieux de la gestion des catastrophes naturelles selon les territoires et définit des pistes d’amélioration. Il apparaît notamment « des différences flagrantes selon les territoires : à Wallis-et-Futuna ou à Mayotte, la gestion de ces phénomènes naturels a été particulièrement soumise à un manque de moyens techniques et financiers », indique Guillaume Arnell.
 

« Nous avons constaté que les territoires d’outre-mer ont de grandes difficultés à mobiliser les fonds dédiés tels que le fonds Barnier [pour l’indemnisation des catastrophes naturelles] », explique Mathieu Darnaud, sénateur de l’Ardèche et rapporteur du rapport. Il s’agirait donc notamment d’assouplir les conditions d’éligibilité et de mobilisation de ce fonds. Mais également de « mettre en place un fonds dédié à la prévention des risques naturels dans les territoires du Pacifique », souligne-t-il. Par ailleurs, la délégation préconise la création d’un « réel équivalent fonds vert ». La sénatrice de la Guadeloupe et rapporteure du rapport, Victoire Jasmin, ajoute que la délégation recommande la mise en œuvre d’un « plan sirène », pour « optimiser la prévention sur les territoires concernés ». En priorité dans les territoires des Antilles et du bassin Pacifique. De plus, les plans de prévention des risques naturels « devront être mis à jour, car la plupart d’entre eux ne prennent pas tous les risques en compte », souligne-t-elle.

Dimension collective de la gestion de crise

Victoire Jasmin estime également qu’une « meilleure organisation en amont des phénomènes, conditionne le pendant et l’après, et permet d’assurer une continuité des activités dans les territoires ». Le rapport souligne aussi l’importance de développer des partenariats entre les territoires d’outre-mer pour « renforcer la dimension collective de la gestion de crise ». Ce qui implique également de sensibiliser et préparer les populations à réagir face aux risques naturels. Il est ainsi recommandé « d’institutionnaliser dans chaque territoire une semaine des risques naturels, (…) comprenant des campagnes d’information, messages de prévention, interventions en milieu scolaire et entreprises et exercices de simulation d’aléa ». Enfin, la gestion de crise passe également, selon le rapport, par une communication efficace et la diffusion d’une information fiable aux populations concernées.

Le sénateur de Saint-Barthélémy et président de la délégation sénatoriale aux outre-mer, Michel Magras, précise qu’un deuxième volet prendra en considération la reconstruction et la résilience des territoires suite à la survenue de ces phénomènes naturels.
Vue aérienne des ouragans Irma et José en septembre 2017 / Wikimedia Commons / DR
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