Son objectif est de parvenir à une consommation moyenne de 3,7 litres de carburant aux 100 km en 2012, contre 3,95 litres en 2006. Comment ? En jouant sur tous les tableaux, au sol comme dans le ciel. D’abord, en poursuivant le renouvellement de sa flotte : « De 1998 à 2012, Air France aura sorti 424 appareils et rentré autant de nouveaux, moins gourmands. Une économie de 890 000 tonnes de kérosène », chiffre Pierre Velay, directeur de la flotte. Ensuite en soutenant la recherche dans les moteurs du futur (1,3 milliard d’euros par an, selon Air France). Enfin en traquant tous les gaspillages, que ce soit au roulage (en quittant le plus tard possible la porte d’embarquement), en vol (optimisation des trajectoires) et aux approches (une descente continue sans paliers consomme moins). La réduction de la masse emportée n’est pas oubliée, qu’il s’agisse de doser le kérosène au strict minimum ou d’alléger les équipements de bord. Le voyageur sera invité à compenser son trajet après avoir calculé son empreinte CO2 sur Internet. Enfin, la compagnie a pris position pour l’inclusion de l’aviation dans la bourse aux quotas de CO2, à condition qu’elle soit mondiale.
Guillaume Maincent, Environnement Magazine
Le site d'Air France