Cet été, évitez de jeter un papier gras sur la promenade des Anglais. Depuis quelques semaines en effet, les trente et un agents d'une nouvelle brigade « verte » sillonnent les rues de Nice. Prévention et répression sont les mots d'ordre de ces dix-sept policiers municipaux et quatorze agents de surveillance de la voie publique (ASVP), épaulés par des gardiens de parcs, des agents du service propreté ou des inspecteurs de salubrité. « Il nous fallait un outil pour traiter toutes les atteintes à l'environnement, des déjections canines au bruit en passant par les dépassements de terrasse. Celles-ci font appel à un vaste corpus réglementaire et législatif. J'ai donc voulu une vraie pluridisciplinarité et une imbrication des services la plus complète possible », explique Benoît Kandel, maire-adjoint délégué à la sécurité. L'homme s'est bien sûr inspiré de l'expérience de son voisin cannois (lire EM n° 1642, p. 26), mais surtout de celle de Lyon, aux effectifs comparables. La création de cette nouvelle police n'a pas nécessité d'investissements supplémentaires, hormis l'achat des quatre chevaux de la brigade équestre qui devrait compléter le dispositif en septembre.