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Des roseaux dans la piscine

LA RÉDACTION, LE 1er JUILLET 2008
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Plongez dans un bain de nature ! » « Le plaisir d'une baignade naturelle. » Les publicités en faveur des piscines « écologiques » se multiplient. Leur principe : pas de désinfection, pas d'ajout de produit chimique, l'épuration est assurée par des plantes, comme dans la nature. Un concept admis depuis longtemps en Allemagne, en Suisse ou en Autriche, mais qui démarre tout juste en France. « Le marché reste marginal par rapport aux piscines traditionnelles, mais il se développe bien : environ 200 bassins chaque année, observe Bernard Depoorter, président de la société Bioteich. La motivation est essentiellement esthétique, mais provient aussi d'un refus du chlore et des produits chimiques. » Il ne faut pas confondre ces piscines biologiques ou écologiques avec les « piscines naturelles », certes dépourvues de produits chlorés, mais où la désinfection est assurée par d'autres moyens (UV essentiellement). La piscine biologique est généralement constituée d'une zone de baignade et d'une zone de filtration comportant des plantes connues pour leur action filtrante (joncs, roseaux, iris...). Elle est souvent construite sur mesure, d'où des prix plutôt élevés, autour de 60 000 euros. L'entretien, peu coûteux, consiste à couper les plantes à l'automne, ramasser les débris végétaux... Un bon concepteur de piscine biologique devra être à la fois paysagiste, spécialiste de l'hydraulique, avoir des connaissances en maçonnerie... et une bonne expérience de ce type de construction. Si chacun construit à peu près ce qu'il veut chez lui, ce n'est plus le cas dès qu'il s'agit d'installations collectives. Bioteich a bâti en 2002 la première baignade biologique publique à Combloux, près de Megève en Haute-Savoie (74). Une expérience qui n'a pas enthousiasmé les autorités sanitaires (lire encadré). « Nous avons eu quelques problèmes d'entretien au début, mais nous les avons réglés », objecte Bernard Depoorter. Nous avons établi un protocole avec la Ddass et la bactériologie est mesurée chaque mois par l'Institut national de la recherche agronomique. Les résultats se situent entre ceux des piscines et ceux des eaux de baignade. » Plus de cent baignades biologiques collectives existent pourtant chez nos voisins européens.


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