Le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap) a annoncé, le 9 juillet dernier, les grandes orientations prises à la suite du débat public sur la refonte de la station Seine Aval (Achères, 78) qui s'est tenu à la fin de l'année dernière. Sur le point le plus polémique, relatif à la capacité future de l'usine, le Siaap est resté sur ses positions : une capacité de traitement quotidienne de 1,5 million de mètres cubes par temps sec au lieu des 1,7 million actuels. Pour Daniel Duminy, directeur général du Siaap, le syndicat ne pouvait pas faire autrement pour être conforme à la directive-cadre sur l'eau et à la directive Eaux résiduaires urbaines. « Nous n'avions plus de marge de manoeuvre sur nos autres usines, explique-t-il. En revanche, nous ne devrions pas raccorder sur Seine Aval de nouveaux grands projets d'aménagement comme l'opération d'intérêt national du plateau de Saclay ». En matière de gouvernance, les syndicats conventionnés sont intégrés au conseil d'administration du Siaap et l'observatoire des usagers transformé en une commission de suivi pilotée par le sous-préfet. Une maison de l'environnement ouvrira également ses portes sur le site d'ici à juin 2009. Sa vocation, comme pour le nouveau site Internet participatif (www.seineavaldemain.siaap.fr) : être un lieu d'information pour la population. Autres orientations annoncées : une meilleure intégration paysagère avec la plantation de 100 000 arbres, une démarche HQE sur les nouveaux bâtiments, 300 hectares rétrocédés à la ville de Paris et une gestion des nuisances plus performante (bruit et odeurs) via la couverture des ouvrages.