L'Ademe a rendu publiques les conclusions d'une étude, baptisée Remodece, sur la consommation d'électricité dans le secteur résidentiel. On y apprend que le poste audiovisuel réduit, voire annule, les économies d'énergie réalisées avec le progrès technique sur d'autres postes, notamment le froid (- 40 % depuis 1995) et le lave-linge (- 28 %). En effet, en 2007, un foyer français moyen possède un téléviseur qui consomme 2,2 fois plus qu'il y a douze ans. En y greffant les périphériques (notamment les démodulateurs et les consoles de jeu, « dont les fabricants multiplient la puissance appelée par dix tous les cinq ans » !), la consommation a bondi de 78 %, pour s'établir à 546 kWh par an. Points positifs toutefois : le remplacement des magnétoscopes par les lecteurs de DVD, moins consommateurs, et la baisse constante des puissances de veille (de 84 W pour un téléviseur à tube cathodique à 22 W pour un écran plat). Intéressant, à l'heure où Bruxelles envisage de les limiter à 1 W, ce qui ferait selon elle économiser 35 TWh/an dans l'Union. L'informatique représente une consommation annuelle de 396 kWh, aux trois quarts liée aux ordinateurs. La généralisation des écrans plats oeuvre pour les économies d'énergie, à condition que ni la surface de l'écran ni la durée de fonctionnement ne continuent d'augmenter. Point important : le modem ADSL s'avère le périphérique le plus gourmand, car allumé 24 heures sur 24, pour une consommmation de 55 kWh par an.